Salle d'étude Karinoya

Droit et savoir-vivre au quotidien

Le carnet du savoir-vivre

Déménagement, cérémonies, repas, logement et usages internationaux

Les démarches administratives lors d'un déménagement, la réponse à une invitation, les tabous des baguettes, pourquoi on ne marche pas sur les bords des tatamis, l'échange de cartes de visite. Nous avons classé par situation des usages que l'on croit connaître mais qui sont difficiles à expliquer. Comme nous expliquons aussi « pourquoi on fait ainsi », vous pouvez vous en servir pour les transmettre à des personnes venues de l'étranger.

39 questions · 5 thèmes | Dernière mise à jour : 2026-09-28

Sommaire
  1. Démarches de déménagement (7)
  2. Cérémonies de la vie (mariages et funérailles) (9)
  3. Savoir-vivre à table (8)
  4. Savoir-vivre à la maison (8)
  5. Art de recevoir (7)
  6. Outil d'entraînement

Démarches de déménagement

Q1 | Le délai de la déclaration d'emménagement

Quel est le délai pour déposer la « déclaration d'emménagement » (tennyū-todoke) auprès de la mairie de votre nouvelle adresse ?

  1. Dans les 14 jours suivant le déménagement
  2. Dans le mois
  3. Dans les 3 mois
  4. Il n'y a pas de délai
Réponse: A. Dans les 14 jours suivant le déménagement

La déclaration d'emménagement doit obligatoirement être déposée dans les 14 jours suivant le déménagement. Sans motif valable, un retard peut entraîner une amende administrative pouvant aller jusqu'à 50 000 yens, en vertu de la loi sur le registre de base des résidents.

Q2 | Le moment de la déclaration de déménagement

Quel est le bon moment pour déposer la « déclaration de déménagement » (tenshutsu-todoke) ?

  1. Entre 14 jours avant la date prévue du déménagement et le jour même
  2. Dans les 14 jours suivant le déménagement
  3. Jusqu'à 1 mois avant le déménagement
  4. N'importe quand
Réponse: A. Entre 14 jours avant la date prévue du déménagement et le jour même

Contrairement à la déclaration d'emménagement, la déclaration de déménagement se dépose avant le déménagement : entre 14 jours avant la date prévue et le jour même, auprès de la mairie de l'ancienne adresse.

Q3 | Le risque d'invalidation de la carte Mynumber

Que se passe-t-il pour la carte Mynumber si la déclaration d'emménagement n'est pas faite dans les délais ?

  1. Elle risque d'être invalidée (et il faut en plus renouveler l'usage du certificat électronique dans les 90 jours suivant l'emménagement)
  2. Il n'y a aucun impact particulier
  3. Les frais de réémission sont réduits de moitié
  4. Elle est immédiatement suspendue
Réponse: A. Elle risque d'être invalidée (et il faut en plus renouveler l'usage du certificat électronique dans les 90 jours suivant l'emménagement)

Si la déclaration d'emménagement n'est pas déposée dans les 14 jours, la carte Mynumber risque d'être invalidée. Il ne faut pas non plus oublier, dans les 90 jours suivant cette déclaration, de renouveler l'usage du certificat électronique.

Q4 | Le changement d'adresse du permis de conduire

Après un déménagement, que faut-il faire concernant le changement d'adresse sur le permis de conduire ?

  1. C'est une obligation légale à effectuer sans délai, sous peine d'infraction au code de la route
  2. Ce n'est pas obligatoire, c'est facultatif
  3. On peut le faire en même temps que le renouvellement du permis
  4. Aucun changement d'adresse n'est nécessaire
Réponse: A. C'est une obligation légale à effectuer sans délai, sous peine d'infraction au code de la route

Le changement d'adresse sur le permis de conduire est une obligation légale à effectuer « sans délai » ; ne pas le faire peut constituer une infraction au code de la route passible de sanctions. La démarche s'effectue au commissariat ou au centre du permis de conduire de la nouvelle adresse, avec une pièce d'identité comme le certificat de résidence ou la carte Mynumber.

Q5 | Le service de réexpédition du courrier

Quand on dépose une « déclaration de changement d'adresse » à la poste (service de réexpédition), que devient le courrier envoyé à l'ancienne adresse ?

  1. Il est réexpédié gratuitement vers la nouvelle adresse pendant 1 an à partir de la date de la déclaration
  2. Il est réexpédié indéfiniment
  3. Il est réexpédié pendant 3 mois seulement, moyennant des frais
  4. On peut librement raccourcir la durée du service de réexpédition
Réponse: A. Il est réexpédié gratuitement vers la nouvelle adresse pendant 1 an à partir de la date de la déclaration

En déposant une déclaration de changement d'adresse à la poste, le courrier destiné à l'ancienne adresse est réexpédié gratuitement vers la nouvelle adresse pendant 1 an à compter de la date de la déclaration (impossible de raccourcir cette durée). Après la demande, il faut compter environ 3 à 7 jours avant que la réexpédition ne commence.

Q6 | Le régime spécial des allocations familiales lors d'un déménagement

En cas de déménagement d'une municipalité à une autre, quelle condition permet de continuer à percevoir les allocations familiales sans interruption ?

  1. Faire la demande dans la nouvelle municipalité dans les 15 jours suivant la date prévue de déménagement : même si la demande se retrouve traitée le mois suivant, le versement est rétroactif
  2. Rien à faire, la continuité est automatique
  3. Faire la demande dans le mois suffit, quel que soit le moment précis
  4. En principe, les allocations familiales sont temporairement suspendues après un déménagement
Réponse: A. Faire la demande dans la nouvelle municipalité dans les 15 jours suivant la date prévue de déménagement : même si la demande se retrouve traitée le mois suivant, le versement est rétroactif

En principe, les allocations familiales sont versées « à partir du mois suivant celui de la demande », mais il existe un régime spécial : si la demande est faite dans la nouvelle municipalité dans les 15 jours suivant la date prévue de déménagement, le versement est rétroactif même si la demande effective se retrouve traitée le mois suivant.

Q7 | Le délai des démarches d'assurance maladie nationale

Quel est le délai pour la déclaration de changement (emménagement/changement de résidence) pour l'assurance maladie nationale (Kokumin kenkō hoken) ?

  1. Dans les 14 jours suivant la date d'emménagement ou de changement de résidence
  2. Dans le mois
  3. Dans les 3 mois
  4. Il n'y a pas de délai particulier
Réponse: A. Dans les 14 jours suivant la date d'emménagement ou de changement de résidence

L'assurance maladie nationale doit être déclarée dans les 14 jours suivant la date d'emménagement ou de changement de résidence. Les démarches pour les allocations familiales, les allocations de soutien aux familles monoparentales, etc. suivent aussi en principe un délai de 14 jours : il est utile de retenir que la « règle des 14 jours » est fréquente pour les démarches administratives après un déménagement.

Cérémonies de la vie (mariages et funérailles)

Q8 | Le savoir-vivre pour répondre à une invitation

Lorsqu'on répond à une invitation de mariage en entourant « Assisterai » (御出席), quelle est la bonne règle de savoir-vivre ?

  1. Barrer le caractère honorifique « 御 » d'un double trait (de même pour « 御芳 » dans « 御芳名 »)
  2. Laisser le caractère « 御 » tel quel
  3. Il suffit d'entourer l'ensemble de « 御出席 »
  4. Il ne faut rien modifier sur le carton-réponse
Réponse: A. Barrer le caractère honorifique « 御 » d'un double trait (de même pour « 御芳 » dans « 御芳名 »)

Pour répondre à une invitation, il est de coutume de barrer d'un double trait (de préférence à la règle) ou de recouvrir du caractère « 寿 » les caractères honorifiques « 御 » imprimés dans « 御出席 » (assisterai) / « 御欠席 » (n'assisterai pas), ainsi que « 御芳 » dans « 御芳名 » (votre nom).

Q9 | Le caractère « 行 » sur le carton-réponse

Sur le carton-réponse d'une invitation, comment corrige-t-on le caractère « 行 » (gyō) de la mention « à l'attention de 〇〇 行 » ?

  1. Le barrer d'un double trait et le remplacer par « 様 » (Monsieur/Madame)
  2. Le laisser tel quel
  3. Dessiner une fleur au-dessus de « 行 »
  4. Entourer le caractère « 行 »
Réponse: A. Le barrer d'un double trait et le remplacer par « 様 » (Monsieur/Madame)

Le caractère « 行 » de la mention « à l'attention de 〇〇 行 » doit lui aussi être barré d'un double trait puis remplacé par « 様 ». Il est considéré plus soigné de le barrer à la règle plutôt qu'à main levée.

Q10 | Les échanges de fiançailles selon le style du Kantō et celui du Kansai

Quelle est la différence entre le style « Kantō » et le style « Kansai » dans le déroulement des échanges de cadeaux de fiançailles (yuinō) ?

  1. Dans le style Kantō, l'entremetteur fait un aller-retour et demi entre les deux familles ; dans le style Kansai, un seul aller-retour
  2. Il n'y a aucune différence de signification entre les deux styles
  3. En général, le style Kansai comporte davantage d'articles offerts
  4. Le style Kantō ne fait pas appel à un entremetteur
Réponse: A. Dans le style Kantō, l'entremetteur fait un aller-retour et demi entre les deux familles ; dans le style Kansai, un seul aller-retour

Dans le style Kantō, les cadeaux de fiançailles comptent 9 articles, et l'entremetteur se déplace de la maison de l'homme vers celle de la femme, puis à nouveau vers celle de l'homme et celle de la femme (un aller-retour et demi), tandis que dans le style Kansai, l'entremetteur ne fait qu'un aller-retour et le nombre d'articles va de 5 à 9. De nos jours, la forme dominante (76,2 %) est un échange simplifié sans entremetteur.

Q11 | La différence entre la veillée et la cérémonie d'adieu

Quelle est la différence originelle entre la « veillée funèbre » (otsuya) et la « cérémonie d'adieu » (kokubetsu-shiki) ?

  1. La veillée est principalement réservée aux proches et consiste à veiller « toute la nuit » sur l'âme du défunt, tandis que la cérémonie d'adieu, ouverte à tous, est une cérémonie « pour dire adieu »
  2. Ce sont deux noms différents pour une cérémonie strictement identique
  3. C'est la cérémonie d'adieu qui est plutôt réservée aux proches
  4. Le terme « otsuya » est réservé exclusivement au bouddhisme
Réponse: A. La veillée est principalement réservée aux proches et consiste à veiller « toute la nuit » sur l'âme du défunt, tandis que la cérémonie d'adieu, ouverte à tous, est une cérémonie « pour dire adieu »

À l'origine, la veillée est une cérémonie où les proches veillent « toute la nuit » sur l'âme du défunt, tandis que la cérémonie d'adieu, ouverte à tous, sert « à dire adieu ». De nos jours, la forme la plus répandue est la « demi-veillée », qui ne dure qu'une à deux heures en soirée.

Q12 | Le calcul des cérémonies commémoratives annuelles

Le « sankaiki » (cérémonie du 3e anniversaire) se célèbre combien d'années pleines après le décès ?

  1. 2 années pleines (le calcul se fait en soustrayant 1 au numéro de la cérémonie, à l'exception de la première commémoration)
  2. 3 années pleines
  3. 1 année pleine
  4. 6 années pleines
Réponse: A. 2 années pleines (le calcul se fait en soustrayant 1 au numéro de la cérémonie, à l'exception de la première commémoration)

La règle de base pour les cérémonies commémoratives annuelles est « numéro de la cérémonie moins 1 » (à l'exception de la première commémoration, isshūki, célébrée à 1 année pleine). Ainsi, le sankaiki (3e) a lieu à 2 années pleines, le nanakaiki (7e) à 6 années pleines et le jūsankaiki (13e) à 12 années pleines. C'est un point de calcul facile à confondre.

Q13 | Le toiage

Dans le bouddhisme, qu'est-ce que la coutume du « toiage » ?

  1. La coutume selon laquelle, à l'occasion de la cérémonie du 33e anniversaire, le défunt « rejoint le rang des ancêtres », marquant ainsi la fin des cérémonies commémoratives individuelles
  2. La coutume qui consiste à terminer les cérémonies dès le 7e jour après le décès
  3. La coutume qui consiste à toujours terminer les cérémonies au bout d'une année pleine
  4. L'idée selon laquelle les cérémonies commémoratives n'ont jamais de fin
Réponse: A. La coutume selon laquelle, à l'occasion de la cérémonie du 33e anniversaire, le défunt « rejoint le rang des ancêtres », marquant ainsi la fin des cérémonies commémoratives individuelles

On considère qu'à l'occasion de la cérémonie du 33e anniversaire, le défunt « rejoint le rang des ancêtres » ; c'est à cette occasion que prend fin, selon la coutume du « toiage », la série de cérémonies commémoratives individuelles.

Q14 | Le vocabulaire des funérailles shintō

Dans les funérailles shintō (shinsōsai), quel geste correspond à l'« encens » (shōkō) des funérailles bouddhistes ?

  1. L'offrande de branches sacrées (tamagushi hōten)
  2. La dispersion de fleurs (sange)
  3. Uniquement le don de fleurs
  4. Le shintō utilise le même terme « encens »
Réponse: A. L'offrande de branches sacrées (tamagushi hōten)

Dans le shintō, le geste correspondant à « l'encens » des funérailles bouddhistes est l'« offrande de branches sacrées » (tamagushi hōten), la « tablette funéraire » (ihai) devient le « reiji », et le « 49e jour » devient le « rituel du 50e jour ». Il est bon de retenir ces correspondances de vocabulaire selon les religions.

Q15 | Le geste de l'offrande de branches sacrées shintō

Quel est le bon geste pour l'offrande de branches sacrées (tamagushi hōten) lors de funérailles shintō ?

  1. S'incliner deux fois, puis frapper deux fois dans les mains sans faire de bruit (« shinobide ») avant d'offrir la branche sacrée
  2. Frapper deux fois dans les mains bruyamment
  3. Une seule inclination, sans frappe des mains
  4. S'incliner profondément 3 fois, sans rien d'autre
Réponse: A. S'incliner deux fois, puis frapper deux fois dans les mains sans faire de bruit (« shinobide ») avant d'offrir la branche sacrée

Pour l'offrande de branches sacrées, on s'incline deux fois, puis on frappe deux fois dans les mains sans faire de bruit (« shinobide ») avant d'offrir la branche sacrée. C'est un geste propre aux cérémonies funéraires, différent du « deux inclinations, deux frappes des mains, une inclination » pratiqué lors d'une visite ordinaire au sanctuaire.

Q16 | Les différences religieuses dans les paroles de condoléances

Que se passe-t-il si l'on emploie l'expression « Je prie pour le repos de son âme » (gomeifuku wo oinorishimasu) lors de funérailles shintō ou chrétiennes ?

  1. Comme il s'agit d'une expression d'origine bouddhiste, il est préférable de l'éviter dans les funérailles shintō ou chrétiennes
  2. C'est une expression universelle qui convient sans problème à toutes les religions
  3. Ce n'est pas réservé au bouddhisme, c'est aussi une expression courante dans le shintō
  4. C'est un terme spécialisé utilisé uniquement dans les funérailles chrétiennes
Réponse: A. Comme il s'agit d'une expression d'origine bouddhiste, il est préférable de l'éviter dans les funérailles shintō ou chrétiennes

Des termes d'origine bouddhiste comme « meifuku » (repos de l'âme) ou « jōbutsu » (devenir Bouddha) sont à éviter dans les funérailles shintō ou chrétiennes ; il est préférable de les remplacer par des expressions comme « qu'il/elle repose en paix » ou « je prie pour votre paix ».

Savoir-vivre à table

Q17 | Tabous des baguettes : watashi-bashi

Qu'est-ce que le « watashi-bashi » ?

  1. Poser ses baguettes en travers d'un bol ou d'une assiette (considéré comme le signe qu'on n'en veut plus)
  2. Piquer les aliments avec ses baguettes
  3. Hésiter avec ses baguettes sur le plat à manger
  4. Lécher les aliments restés sur ses baguettes
Réponse: A. Poser ses baguettes en travers d'un bol ou d'une assiette (considéré comme le signe qu'on n'en veut plus)

Le watashi-bashi consiste à poser ses baguettes en travers d'un bol ou d'une assiette ; ce geste est perçu comme le signe qu'on « n'en veut plus, qu'on a fini de manger », et est considéré comme un manquement au savoir-vivre s'il est fait en cours de repas.

Q18 | Tabous des baguettes : sashi-bashi et mayoi-bashi

Quelle association est correcte entre « sashi-bashi » et « mayoi-bashi » ?

  1. Sashi-bashi = piquer les aliments avec ses baguettes pour manger ; mayoi-bashi = faire hésiter ses baguettes au-dessus des plats en se demandant lequel choisir
  2. Sashi-bashi = poser ses baguettes ; mayoi-bashi = faire couler du bouillon avec ses baguettes
  3. Sashi-bashi = lécher ses baguettes ; mayoi-bashi = rapprocher un bol avec ses baguettes
  4. Les deux désignent le même geste
Réponse: A. Sashi-bashi = piquer les aliments avec ses baguettes pour manger ; mayoi-bashi = faire hésiter ses baguettes au-dessus des plats en se demandant lequel choisir

Le sashi-bashi consiste à piquer les aliments avec ses baguettes pour les manger (cela peut donner l'impression que l'on vérifie si l'aliment est cuit, ce qui est jugé impoli), tandis que le mayoi-bashi consiste à faire hésiter ses baguettes au-dessus des plats en se demandant lequel choisir ; ces deux façons de tenir les baguettes sont à éviter.

Q19 | Divers tabous des baguettes

Qu'ont en commun le « neburi-bashi », le « yose-bashi » et le « namida-bashi » ?

  1. Ce sont tous des gestes considérés comme des tabous à éviter avec les baguettes
  2. Ce sont tous des usages désormais totalement acceptés
  3. Ce sont des gestes recommandés selon les régions
  4. Ce sont des règles réservées exclusivement à la cuisine occidentale
Réponse: A. Ce sont tous des gestes considérés comme des tabous à éviter avec les baguettes

Le neburi-bashi (lécher les aliments restés sur ses baguettes), le yose-bashi (rapprocher un bol avec ses baguettes) et le namida-bashi (laisser goutter du bouillon depuis la pointe des baguettes) sont tous considérés comme des tabous dans l'usage des baguettes en cuisine japonaise.

Q20 | La manière de tenir les récipients dans la cuisine japonaise

Dans la cuisine japonaise, quel est le bon geste pour manger dans un récipient de la taille d'une paume ?

  1. Soulever le récipient pour manger (le laisser posé sur la table pour manger, dit « oki-gui », est considéré comme un manquement au savoir-vivre)
  2. Toujours manger avec le récipient posé sur la table
  3. Soulever le récipient est un privilège réservé aux personnes de statut supérieur
  4. Le savoir-vivre est le même quelle que soit la taille du récipient
Réponse: A. Soulever le récipient pour manger (le laisser posé sur la table pour manger, dit « oki-gui », est considéré comme un manquement au savoir-vivre)

Dans la cuisine japonaise, pour un récipient de la taille d'une paume, le bon geste consiste à le soulever pour manger ; manger en le laissant posé (« oki-gui ») est considéré comme un manquement au savoir-vivre.

Q21 | Comment retirer le couvercle d'un bol de soupe

Quel est le bon geste pour ouvrir le couvercle d'un bol de soupe ?

  1. L'ouvrir doucement en décrivant avec le poignet une forme en « no » (の)
  2. L'ouvrir d'un coup, avec énergie
  3. Ne pas l'ouvrir et boire par l'interstice
  4. Le soulever tout droit avec les deux mains
Réponse: A. L'ouvrir doucement en décrivant avec le poignet une forme en « no » (の)

Le geste correct pour ouvrir le couvercle d'un bol de soupe consiste à l'ouvrir doucement en décrivant avec le poignet une forme en « no » (の). L'ouvrir brusquement est considéré comme un manquement au savoir-vivre.

Q22 | La différence entre le kaiseki-ryōri et le kaiseki-ryōri (banquet)

Quelle est la différence dans l'ordre de service entre le « kaiseki-ryōri » (cuisine de cérémonie du thé) et le « kaiseki-ryōri » (cuisine de banquet) ?

  1. Le premier sert d'abord la soupe et le riz, le second sert le riz en dernier (l'ordre est inversé)
  2. Les deux sont servis dans le même ordre
  3. Les deux servent le riz en premier
  4. Ce sont deux noms différents mais le contenu est identique
Réponse: A. Le premier sert d'abord la soupe et le riz, le second sert le riz en dernier (l'ordre est inversé)

Le kaiseki-ryōri servi lors des cérémonies du thé se caractérise par le fait de servir la soupe et le riz en premier. À l'inverse, le kaiseki-ryōri (banquet) servi lors des repas festifs sert le riz en dernier. Bien que les noms se ressemblent à l'oral, l'ordre de service est inversé.

Q23 | Les signaux du couteau et de la fourchette en cuisine occidentale

En posant le couteau et la fourchette en forme de « V renversé » sur l'assiette en cours de repas, quel signal envoie-t-on ?

  1. Le signal que l'on continue de manger
  2. Le signal que l'on a fini de manger
  3. Le signal que l'on souhaite être resservi
  4. Le signal que l'on souhaite l'addition
Réponse: A. Le signal que l'on continue de manger

Poser le couteau et la fourchette en forme de « V renversé » sur l'assiette signifie que « l'on continue de manger ». Les aligner en bas à droite de l'assiette (position 4 heures) signale que « l'on a fini de manger » : ce geste sert de moyen de communication avec le personnel du restaurant.

Q24 | L'usage des assiettes lors d'un cocktail debout

Lors d'un cocktail debout (buffet), quelle est la bonne règle de savoir-vivre pour se resservir en plats ?

  1. Prendre une nouvelle assiette (empiler ou réutiliser la même assiette n'est pas correct)
  2. Empiler les plats les uns sur les autres dans la même assiette
  3. Se munir d'un grand nombre d'assiettes d'avance
  4. Ne pas utiliser d'assiette et prendre les aliments directement à la main
Réponse: A. Prendre une nouvelle assiette (empiler ou réutiliser la même assiette n'est pas correct)

Lors d'un cocktail debout, on n'utilise qu'une assiette à la fois, et il convient de prendre une nouvelle assiette à chaque nouveau service. On tient l'assiette dans la main gauche avec son verre, en gardant la main droite libre, ce qui permet de se prêter immédiatement à un échange de cartes de visite ou à une poignée de main.

Savoir-vivre à la maison

Q25 | Pourquoi ne pas marcher sur le bord du tatami (1)

Quelle est l'une des raisons pour lesquelles il est interdit de marcher sur le bord (heri) du tatami ?

  1. Le bord portait autrefois parfois un blason familial, si bien que « marcher sur le bord » revenait à « marcher sur le blason », un geste jugé impoli
  2. Marcher sur le bord ferait gondoler le tatami
  3. C'est une simple raison pratique : la couleur du bord se décolore facilement
  4. C'est prescrit par les préceptes bouddhistes
Réponse: A. Le bord portait autrefois parfois un blason familial, si bien que « marcher sur le bord » revenait à « marcher sur le blason », un geste jugé impoli

Le bord du tatami portait autrefois parfois un blason familial, si bien que « marcher sur le bord » revenait à « marcher sur le blason », un geste jugé impoli : c'est l'une des raisons de cet interdit.

Q26 | Pourquoi ne pas marcher sur le bord du tatami (2)

Il existe aussi une théorie sécuritaire pour expliquer l'interdit de marcher sur le bord du tatami. Quelle en est la teneur ?

  1. Entre l'époque des provinces en guerre et l'époque d'Edo, un assassin pouvait risquer de transpercer avec un sabre ou une lance depuis le dessous du tatami ou l'interstice du bord
  2. Marcher sur le bord risquait de faire s'effondrer le plancher situé sous le tatami
  3. On avait pour habitude de cacher des pièces d'or à l'emplacement du bord
  4. On pensait que marcher sur le bord pouvait provoquer un incendie
Réponse: A. Entre l'époque des provinces en guerre et l'époque d'Edo, un assassin pouvait risquer de transpercer avec un sabre ou une lance depuis le dessous du tatami ou l'interstice du bord

Il existe une théorie selon laquelle, entre l'époque des provinces en guerre et l'époque d'Edo, un assassin pouvait risquer de transpercer avec un sabre ou une lance depuis le dessous du tatami ou l'interstice du bord ; par mesure de protection, l'habitude d'éviter le bord se serait ainsi enracinée.

Q27 | La manière de s'asseoir sur un coussin zabuton

Lorsqu'on vous propose un coussin zabuton, quel est le bon comportement à adopter ?

  1. Ne pas s'y asseoir de sa propre initiative avant d'y être invité ; une fois invité, s'en approcher de côté en glissant pour s'y asseoir
  2. S'y asseoir directement par le dessus dès qu'il est présenté
  3. Il est correct de d'abord marcher sur le zabuton avant de s'asseoir
  4. Ne pas s'asseoir sur le zabuton mais le poser à côté est le geste le plus modeste
Réponse: A. Ne pas s'y asseoir de sa propre initiative avant d'y être invité ; une fois invité, s'en approcher de côté en glissant pour s'y asseoir

Il ne faut pas s'asseoir sur un zabuton de sa propre initiative avant d'y être invité : s'y asseoir en premier reviendrait à signifier « je suis d'un rang supérieur », ce qui serait impoli. Une fois invité, le geste correct consiste à s'en approcher de côté en glissant, à poser ses poings sur le zabuton, puis à soulever son corps pour s'y asseoir.

Q28 | Le geste pour présenter un zabuton

Lorsqu'on présente un zabuton à un invité, quel est le bon geste ?

  1. Le transporter plié en deux, le pli vers soi, puis le déplier devant l'invité
  2. Le déplier à l'avance et le laisser dans un coin de la pièce
  3. Le remettre plié pour que l'invité le déplie lui-même
  4. Le poser sans se soucier de l'endroit ou de l'envers
Réponse: A. Le transporter plié en deux, le pli vers soi, puis le déplier devant l'invité

Le zabuton se transporte plié en deux, le pli tourné vers soi, et se déplie devant l'invité : ce geste traditionnel montre qu'« il n'y a rien de caché » (propreté et sécurité).

Q29 | Pourquoi le tokonoma est la place d'honneur

Pourquoi la place devant le tokonoma est-elle considérée comme la « place d'honneur » (kamiza) dans une pièce japonaise ?

  1. Cela vient du système hiérarchique de l'époque Muromachi, où l'on faisait asseoir les personnes de haut rang sur un « jōdan no ma », une estrade surélevée
  2. Un autel shintō (kamidana) y est toujours installé
  3. Le tokonoma est situé près des équipements de chauffage
  4. C'est simplement parce que c'est l'endroit le plus éloigné de l'entrée de la pièce
Réponse: A. Cela vient du système hiérarchique de l'époque Muromachi, où l'on faisait asseoir les personnes de haut rang sur un « jōdan no ma », une estrade surélevée

On considère que le tokonoma est devenu la place d'honneur par simplification d'un dispositif de l'époque Muromachi : le système hiérarchique de l'époque faisait asseoir les personnes de haut rang (le seigneur) sur un « jōdan no ma », une estrade surélevée. Depuis Sen no Rikyū, le tokonoma s'est aussi développé comme un espace spirituel exprimant les saisons.

Q30 | La manière de retirer ses chaussures

Quel est le bon geste pour retirer ses chaussures dans l'entrée (genkan) ?

  1. Les retirer en restant face à l'hôte, sans se retourner, pour ne pas lui présenter son dos
  2. Se retourner et les retirer rapidement, ce qui est plus élégant
  3. Se retourner dès qu'on a retiré ses chaussures pour les ranger
  4. Il n'y a pas de règle particulière : n'importe quelle méthode pratique convient
Réponse: A. Les retirer en restant face à l'hôte, sans se retourner, pour ne pas lui présenter son dos

Dans l'entrée, le geste correct consiste à retirer ses chaussures en restant tourné vers l'hôte, sans se retourner, afin de ne pas lui présenter son dos.

Q31 | La manière de ranger ses chaussures

Quelle est la bonne orientation et le bon emplacement pour ranger ses chaussures une fois retirées ?

  1. Les ranger avec les pointes tournées vers l'extérieur (côté porte d'entrée), du côté « bas » (shimoza) de l'entrée
  2. Les ranger au centre, pointes tournées vers l'intérieur de la maison
  3. L'orientation des chaussures n'a pas d'importance, il suffit de les ranger
  4. Les aligner bien droit du côté « haut » (kamiza)
Réponse: A. Les ranger avec les pointes tournées vers l'extérieur (côté porte d'entrée), du côté « bas » (shimoza) de l'entrée

Les chaussures retirées se rangent pointes tournées vers l'extérieur (côté porte d'entrée). Cet usage vient de l'étiquette des salons de thé, qui permettait de les enfiler rapidement en cas d'urgence ; l'emplacement correct n'est pas le centre de l'entrée mais son côté « bas » (shimoza).

Q32 | La manière d'ouvrir une porte fusuma

Quel est le geste correct et formel pour ouvrir une porte fusuma ?

  1. L'ouvrir d'abord d'environ 5 cm à l'aide de la poignée, puis continuer à l'ouvrir sans bruit en faisant glisser la main le long du cadre
  2. L'ouvrir d'un coup jusqu'au bout est la manière la plus polie
  3. Il ne faut absolument pas signaler sa présence en parlant avant de l'ouvrir
  4. Le geste correct consiste à pousser légèrement du pied pour l'ouvrir
Réponse: A. L'ouvrir d'abord d'environ 5 cm à l'aide de la poignée, puis continuer à l'ouvrir sans bruit en faisant glisser la main le long du cadre

L'usage formel pour ouvrir une porte fusuma consiste à s'agenouiller au centre, à deux largeurs de poing de distance, à dire « excusez-moi », puis à l'ouvrir d'abord d'environ 5 cm à l'aide de la poignée, avant de continuer à l'ouvrir sans bruit jusqu'au centre en faisant glisser la main le long du cadre. Le fait de laisser volontairement environ 5 cm avant l'ouverture complète est une attention destinée à laisser une prise pour refermer la porte ensuite.

Art de recevoir

Q33 | L'angle et les types de salutation en s'inclinant

Quelle est la bonne association entre l'angle d'inclinaison et son usage ?

  1. L'éshaku (15 degrés) pour un salut en se croisant, le keirei (30 degrés) pour une première rencontre ou pour prendre congé, le saikeirei (45 à 90 degrés) pour des excuses ou une profonde gratitude
  2. L'éshaku (45 degrés) en se croisant, le saikeirei (15 degrés) pour des excuses
  3. L'angle d'inclinaison n'a aucune importance particulière
  4. L'usage formel veut que l'on utilise toujours le même angle
Réponse: A. L'éshaku (15 degrés) pour un salut en se croisant, le keirei (30 degrés) pour une première rencontre ou pour prendre congé, le saikeirei (45 à 90 degrés) pour des excuses ou une profonde gratitude

L'usage de base est de distinguer les situations : l'éshaku (15 degrés) pour un salut en se croisant, le keirei (30 degrés) pour une première rencontre ou pour prendre congé, et le saikeirei (45 à 90 degrés) pour des excuses ou une profonde gratitude.

Q34 | Les bases de l'échange de cartes de visite

Lors d'un échange de cartes de visite entre plusieurs personnes, qui doit en principe présenter sa carte en premier ?

  1. La personne de rang inférieur (celle qui rend visite) en premier ; en cas de plusieurs personnes, la personne de rang le plus élevé présente sa carte en premier
  2. La personne de rang le plus élevé présente sa carte en premier
  3. La personne la plus jeune présente sa carte en premier
  4. Il n'y a pas de règle particulière quant à l'ordre
Réponse: A. La personne de rang inférieur (celle qui rend visite) en premier ; en cas de plusieurs personnes, la personne de rang le plus élevé présente sa carte en premier

Dans un échange de cartes de visite, la règle de base est que la personne de rang inférieur (celle qui rend visite) présente sa carte en premier. En cas de plusieurs personnes, l'échange se fait dans l'ordre décroissant des rangs, du plus élevé au moins élevé.

Q35 | La manière de tenir sa carte de visite

Quelle est la bonne manière de tenir sa carte lorsqu'on la présente ?

  1. La tenir à deux mains et la présenter à hauteur de poitrine, en direction du porte-cartes de l'interlocuteur
  2. La présenter rapidement d'une seule main, ce qui est plus élégant
  3. La sortir directement de sa poche sans porte-cartes pour la présenter
  4. Il n'y a pas de problème à poser les doigts sur les caractères
Réponse: A. La tenir à deux mains et la présenter à hauteur de poitrine, en direction du porte-cartes de l'interlocuteur

La règle de base est de tenir sa carte à deux mains et de la présenter à hauteur de poitrine, en direction du porte-cartes de l'interlocuteur. Le porte-cartes joue le rôle d'un « coussin qui accueille la carte de l'interlocuteur » ; il convient également de veiller à ne pas poser les doigts sur les caractères.

Q36 | Où placer la carte de visite reçue

Lors d'une négociation d'affaires, une fois assis, où placer en principe la carte de visite reçue ?

  1. La placer à sa gauche (en cas de plusieurs personnes, les aligner dans l'ordre des sièges)
  2. La ranger aussitôt dans sa poche ou son sac
  3. La poser en l'empilant sur son propre porte-cartes
  4. La retourner face cachée pour qu'elle ne soit pas visible de l'interlocuteur
Réponse: A. La placer à sa gauche (en cas de plusieurs personnes, les aligner dans l'ordre des sièges)

La règle de base est de placer la carte de visite reçue à sa gauche. En présence de plusieurs personnes, les aligner dans l'ordre des sièges permet de savoir facilement qui est qui.

Q37 | La manière d'offrir un cadeau (le traitement du sac)

Lorsqu'on offre un petit cadeau (temiyage), comment traite-t-on formellement le sac en papier ou le furoshiki ?

  1. Sortir le contenu avant de l'offrir (le sac joue le rôle de « protection contre la poussière »)
  2. Offrir le cadeau avec le sac
  3. Ne pas remettre le sac, apporter uniquement le contenu
  4. Laisser l'interlocuteur repartir avec le sac
Réponse: A. Sortir le contenu avant de l'offrir (le sac joue le rôle de « protection contre la poussière »)

Le sac en papier ou le furoshiki jouant le rôle de « protection contre la poussière », l'usage formel veut que l'on retire toujours le contenu avant de l'offrir. Le furoshiki, en principe, est remporté par la personne qui l'a apporté : son traitement diffère de celui du sac en papier.

Q38 | L'orientation dans laquelle on présente un objet

Quel geste formel est présenté pour l'orientation dans laquelle on remet un objet ?

  1. Le poser d'abord face à soi, puis le faire pivoter de 180 degrés dans le sens des aiguilles d'une montre avant de le présenter face à l'interlocuteur
  2. Le poser directement face à l'interlocuteur dès le départ
  3. Le présenter à l'envers est un signe de modestie
  4. L'orientation n'a pas d'importance particulière
Réponse: A. Le poser d'abord face à soi, puis le faire pivoter de 180 degrés dans le sens des aiguilles d'une montre avant de le présenter face à l'interlocuteur

Il est présenté un geste soigné qui consiste, lorsqu'on remet un objet, à d'abord le poser face à soi, puis à le faire pivoter de 90 degrés à deux reprises (soit 180 degrés au total) dans le sens des aiguilles d'une montre, avant de le présenter face à l'interlocuteur.

Q39 | Le moment pour offrir un petit cadeau

Lors d'une visite à domicile, à quel moment offre-t-on généralement le petit cadeau (temiyage) ?

  1. Une fois qu'on vous a fait entrer dans la pièce et que les salutations formelles ont été échangées
  2. Dès l'entrée, en tout premier lieu
  3. Au moment de prendre congé
  4. Il n'y a pas de moment fixé pour l'offrir
Réponse: A. Une fois qu'on vous a fait entrer dans la pièce et que les salutations formelles ont été échangées

Lors d'une visite à domicile, la base est d'offrir le petit cadeau une fois qu'on vous a fait entrer dans la pièce et que les salutations formelles ont été échangées (dans un cadre professionnel, cela se fait après l'échange de cartes de visite). Il existe toutefois des exceptions, comme les produits frais, qu'il est préférable d'offrir dès l'entrée : un jugement adapté à la situation reste nécessaire.

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