Quelle est la durée de conservation du dossier médical fixée par la loi sur les médecins ?
2 ans
5 ans
10 ans
3 ans
RéponseB. 5 ans
En vertu de l'article 24 de la loi sur les médecins (医師法, Ishi-hō), le dossier médical doit être conservé pendant 5 ans (pour le dossier médical relevant des soins pris en charge, 5 ans à compter de la date d'achèvement, selon le règlement relatif aux soins pris en charge). Les 2 ans correspondent à la durée de conservation des « autres documents relatifs aux soins » (dossiers de soins infirmiers, clichés radiographiques, etc.) fixée par la loi médicale et son règlement d'application, les 3 ans à la durée de conservation des registres, entre autres, fixée par le règlement relatif aux soins pris en charge, et il n'existe pas de durée de 10 ans.
Q2 | Conservation des autres documents
Quelle est la durée de conservation, fixée par la loi médicale et son règlement d'application, des « autres documents relatifs aux soins » (dossiers de soins infirmiers, comptes rendus opératoires, clichés radiographiques, etc.) que l'hôpital doit tenir ?
10 ans
5 ans
2 ans
1 an
RéponseC. 2 ans
En vertu de la loi médicale (医療法, Iryō-hō) et de son règlement d'application, les autres documents relatifs aux soins de l'hôpital (journal de l'établissement, ordonnances, comptes rendus opératoires, dossiers de soins infirmiers, comptes rendus d'observations d'examens, clichés radiographiques, etc.) doivent être conservés pendant 2 ans. Les 5 ans correspondent à la durée de conservation du dossier médical fixée par la loi sur les médecins ; le fondement juridique et la durée diffèrent donc entre les autres documents et le dossier médical, point souvent testé. Il n'existe pas de durée de 1 an ni de 10 ans.
Q3 | SOAP
Dans le compte rendu d'évolution au format SOAP, que consigne-t-on dans le O (Objective) ?
Le plan pour les traitements et examens à venir
L'évaluation et la réflexion portées sur les informations obtenues
Les informations objectives, telles que les observations cliniques et les résultats d'examens
Les informations subjectives, telles que les plaintes du patient ou de sa famille
RéponseC. Les informations objectives, telles que les observations cliniques et les résultats d'examens
O signifie Objective (information objective) : on y consigne les observations cliniques et les résultats d'examens, c'est-à-dire les faits observés ou mesurés par le professionnel de santé. Les informations subjectives telles que les plaintes du patient relèvent de S (Subjective), l'évaluation et la réflexion de A (Assessment), et le plan de P (Plan). Le SOAP est le format standard de rédaction du compte rendu d'évolution du POMR.
Q4 | POMR
Laquelle des affirmations suivantes sur le dossier médical orienté vers le problème (POMR) est ERRONÉE ?
C'est un mode de rédaction fondé sur la logique du POS (système orienté vers le problème)
Il se compose des données de base, de la liste des problèmes, du plan initial et du compte rendu d'évolution
C'est un mode de rédaction qui organise les dossiers par montant de recettes du service
Le compte rendu d'évolution est rédigé au format SOAP
RéponseC. C'est un mode de rédaction qui organise les dossiers par montant de recettes du service
Le POMR est un mode de rédaction qui organise les dossiers par problème médical du patient, et non par montant de recettes du service : cette affirmation est erronée. Fondé sur la logique du POS, il se compose des données de base (base de données), telles que les informations générales du patient, de la liste des problèmes, du plan initial et du compte rendu d'évolution, ce dernier étant rédigé au format SOAP.
Q5 | Compte rendu
Que peut-on dire à juste titre du compte rendu de sortie ?
C'est un dossier résumant le déroulement de l'hospitalisation, le traitement et l'issue
C'est un document que le patient rédige lui-même avant l'admission
C'est un document financier résumant la comptabilité de l'hôpital
C'est un registre où la pharmacie consigne le contenu de la dispensation
RéponseA. C'est un dossier résumant le déroulement de l'hospitalisation, le traitement et l'issue
Le compte rendu de sortie est un dossier résumant, rédigé par le médecin, le déroulement des soins durant l'hospitalisation, le contenu du traitement et l'issue ; il est utilisé pour la continuité des soins en consultation externe ou dans un établissement destinataire d'un adressage, ainsi que pour l'audit et les statistiques, et il est finalisé après contresignature (approbation). Ce n'est ni un document rédigé par le patient, ni un registre de dispensation, ni un document financier.
Q6 | Audit des dossiers
Que peut-on dire à juste titre de l'audit des dossiers médicaux ?
L'audit quantitatif évalue des aspects formels tels que la présence des documents et signatures requis, et l'audit qualitatif évalue la pertinence du contenu consigné
L'audit ne porte que sur les données du dossier médical électronique, à l'exclusion des dossiers papier
Seuls les organismes administratifs peuvent réaliser cet audit ; il n'est pas effectué en interne, par exemple par le service de gestion de l'information médicale
L'audit qualitatif consiste à compter le nombre de documents réunis pour l'évaluer
RéponseA. L'audit quantitatif évalue des aspects formels tels que la présence des documents et signatures requis, et l'audit qualitatif évalue la pertinence du contenu consigné
L'audit des dossiers médicaux comprend l'audit quantitatif, qui vérifie si les documents, mentions et signatures requis sont réunis, et l'audit qualitatif, qui évalue si le contenu consigné est adapté sur le plan de la qualité des soins. L'audit est aussi réalisé en interne, notamment par le service de gestion de l'information médicale. L'audit qualitatif ne consiste pas à compter des documents, et il porte sur les dossiers aussi bien papier qu'électroniques.
Q7 | Issue
Lequel des éléments suivants ne fait pas partie des catégories d'issue (転帰) représentant le résultat des soins ?
Guérison
Décès
Motif de consultation
Amélioration
RéponseC. Motif de consultation
L'issue est une catégorie représentant le résultat des soins, comprenant notamment la guérison, l'amélioration, la rémission, l'absence de changement, l'aggravation, le décès et l'interruption. Le motif de consultation est le symptôme central dont se plaint le patient au moment de la consultation ; c'est une information consignée à l'entrée dans le processus de soins, et non une catégorie d'issue.
Q8 | Dossier du patient
Lequel des documents de santé suivants est remis au patient lui-même, qui le conserve ?
Compte rendu d'anesthésie
Carnet de suivi médicamenteux
Compte rendu opératoire
Registre des prescriptions médicales
RéponseB. Carnet de suivi médicamenteux
Le carnet de suivi médicamenteux est un dossier de l'historique des médicaments dispensés, que le patient lui-même porte sur lui ; il fait partie, avec le carnet de santé maternelle et infantile et le compte rendu de bilan de santé, des documents de santé remis au patient. Le registre des prescriptions, le compte rendu opératoire et le compte rendu d'anesthésie sont des dossiers médicaux internes établis et conservés par l'établissement de santé, et non des documents que le patient conserve.
Q9 | Authenticité des dossiers
Du point de vue de l'authenticité des dossiers médicaux, quelle est la méthode appropriée pour corriger une erreur d'écriture dans un dossier médical papier ?
Recouvrir la mention d'origine au crayon, de façon à ce que l'auteur de la correction ne puisse être identifié
Jeter la page comportant l'erreur et la remplacer par une nouvelle feuille où le contenu est réécrit
Barrer d'un double trait de façon à ce que la mention d'origine reste lisible, en indiquant clairement l'auteur et la date de la correction
Effacer complètement la mention d'origine avec du correcteur liquide, puis réécrire le contenu correct
RéponseC. Barrer d'un double trait de façon à ce que la mention d'origine reste lisible, en indiquant clairement l'auteur et la date de la correction
Le dossier médical doit présenter une authenticité garantissant clairement qui a inscrit ou corrigé quoi et à quel moment, avec prévention de toute falsification. Pour un dossier papier, la correction appropriée consiste à barrer d'un double trait, de façon à ce que la mention d'origine reste lisible, en indiquant clairement l'auteur et la date de la correction. Effacer avec du correcteur, jeter la page, ou recouvrir anonymement la mention d'origine, font perdre la mention d'origine ou la traçabilité des responsabilités, et compromettent l'authenticité.
Q10 | ICD
Que peut-on dire à juste titre de l'ICD (classification internationale des maladies) ?
C'est le code K du barème de la tarification des soins japonais, désignant les interventions chirurgicales
C'est le code standard national JLAC10 utilisé pour les paramètres de biologie médicale
C'est une classification internationale des maladies établie par l'OMS, utilisée pour les statistiques de cause de décès et de morbidité
C'est la norme de code-barres GS1 utilisée pour la logistique des médicaments et des matériels médicaux
RéponseC. C'est une classification internationale des maladies établie par l'OMS, utilisée pour les statistiques de cause de décès et de morbidité
L'ICD est la classification internationale des maladies établie par l'OMS ; elle constitue le socle de la comparaison internationale des statistiques de cause de décès et de morbidité, et les statistiques japonaises sont actuellement conformes à l'ICD-10. Le code chirurgical du barème de la tarification des soins est le code K, le code-barres logistique des médicaments et matériels est le code GS1, et le code standard national des paramètres de biologie médicale est le JLAC10 : aucun ne correspond à la description de l'ICD.
Q11 | ICD-11
Que peut-on dire à juste titre des versions de l'ICD ?
L'ICD-11 est une norme nationale élaborée par la Société japonaise d'informatique médicale, sans rapport avec l'OMS
L'ICD-10 n'a jamais été utilisée au Japon, où une classification propre a toujours été employée
Les statistiques japonaises de cause de décès et de morbidité sont actuellement conformes à l'ICD-10, et l'OMS a adopté l'ICD-11
L'ICD-11 a été adoptée avant l'ICD-10 ; c'est une ancienne classification qui n'est plus utilisée aujourd'hui
RéponseC. Les statistiques japonaises de cause de décès et de morbidité sont actuellement conformes à l'ICD-10, et l'OMS a adopté l'ICD-11
Les statistiques japonaises de cause de décès et de morbidité reposent actuellement sur une classification statistique conforme à l'ICD-10, et l'OMS a adopté en 2019 sa révision, l'ICD-11 (entrée en vigueur en 2022, le Japon étant en phase de préparation de son application nationale). L'ICD-11 est une version plus récente que l'ICD-10. L'ICD est une classification internationale de l'OMS, et non une norme nationale élaborée par une société savante japonaise.
Q12 | Référentiel standard des diagnostics compatible ICD-10
Que peut-on dire à juste titre du référentiel standard des diagnostics compatible ICD-10 ?
C'est un référentiel associant à un examen d'imagerie la zone et les conditions de prise de vue, utilisé dans le système du service de radiologie
C'est un référentiel standard des diagnostics associé aux codes de l'ICD-10, utilisé dans le dossier médical électronique et le traitement électronique des relevés de facturation
C'est un référentiel utilisé pour la gestion logistique des matériels médicaux, notamment la gestion des stocks et les commandes
C'est un référentiel standard associant à un acte chirurgical le code du barème de la tarification des soins, utilisé dans le compte rendu opératoire
RéponseB. C'est un référentiel standard des diagnostics associé aux codes de l'ICD-10, utilisé dans le dossier médical électronique et le traitement électronique des relevés de facturation
Le référentiel standard des diagnostics compatible ICD-10 associe aux diagnostics des codes tels que ceux de l'ICD-10 ; il est maintenu par le Centre de développement de l'informatique médicale (MEDIS-DC) et largement utilisé dans le dossier médical électronique et les systèmes de traitement électronique des relevés de facturation. Ce n'est pas un référentiel pour les actes chirurgicaux, les conditions d'imagerie ou la logistique des matériels médicaux.
Q13 | DPC
Que peut-on dire à juste titre du DPC (classification par groupes de diagnostics) ?
Le code DPC comporte 14 chiffres, dont les 6 premiers représentent le diagnostic
Le DPC/PDPS est un système de paiement exclusivement à l'acte
Le code DPC est généré automatiquement à partir du nom du patient
C'est une classification utilisée pour la gestion des rendez-vous en consultation externe
RéponseA. Le code DPC comporte 14 chiffres, dont les 6 premiers représentent le diagnostic
Le code DPC se compose de 14 chiffres, dont les 6 premiers représentent le diagnostic (les 2 premiers désignant la catégorie diagnostique majeure, MDC, suivis de 4 chiffres de sous-classification), les chiffres suivants représentant notamment les interventions et les actes. Le DPC est une classification par groupes de diagnostics des soins hospitaliers de phase aiguë, et non une classification pour la gestion des rendez-vous en consultation externe. Le code est déterminé à partir du diagnostic et du contenu des soins, et non généré à partir du nom du patient. Le DPC/PDPS est un système de paiement forfaitaire journalier.
Q14 | Code des interventions
Quel code représente une intervention chirurgicale dans le barème de la tarification des soins ?
Code K
Code HOT
Code J
JLAC10
RéponseA. Code K
Dans le barème de la tarification des soins, l'intervention chirurgicale est représentée par le code K (numéro de rubrique K○○○). Le code J représente les actes de soins du même barème. Le code HOT est le code du référentiel standard des médicaments du MEDIS-DC, et JLAC10 le code standard des paramètres de biologie médicale : ce ne sont pas des codes d'intervention.
Q15 | Code des examens
Quel est le code standard des paramètres de biologie médicale ?
JLAC10
Code K
GS1-128
ICD-O-3
RéponseA. JLAC10
JLAC10 est le code standard des paramètres de biologie médicale, utilisé pour le partage des résultats d'examens entre établissements et leur agrégation (à l'international, il existe LOINC). ICD-O-3 est une classification des tumeurs, GS1-128 un symbole de code-barres pour les médicaments et matériels médicaux, entre autres, et le code K le code des interventions chirurgicales du barème de la tarification des soins : aucun n'est un code des paramètres de biologie médicale.
Q16 | Essai contrôlé randomisé
Que peut-on dire à juste titre de l'essai contrôlé randomisé (RCT) ?
C'est une étude d'intervention où les participants sont répartis de façon aléatoire entre un groupe d'intervention et un groupe témoin, pour comparaison
C'est une étude où le chercheur n'intervient pas et se contente d'observer l'évolution
C'est une étude qui compare rétrospectivement l'exposition passée entre un groupe malade et un groupe non malade
C'est une étude qui examine simultanément, à un instant donné, l'exposition et la présence de la maladie
RéponseA. C'est une étude d'intervention où les participants sont répartis de façon aléatoire entre un groupe d'intervention et un groupe témoin, pour comparaison
Le RCT est une étude d'intervention où les participants sont répartis de façon aléatoire entre un groupe d'intervention et un groupe témoin pour comparer l'effet, la randomisation permettant de réduire les biais de composition entre groupes (facteurs de confusion). L'examen à un instant donné relève de l'étude transversale, la remontée rétrospective de l'exposition à partir de la présence de la maladie de l'étude cas-témoins, et l'absence d'intervention décrit une étude observationnelle.
Q17 | Étude cas-témoins
Que peut-on dire à juste titre de l'étude cas-témoins ?
C'est une étude qui n'utilise que des données statistiques au niveau de groupes, et non au niveau individuel, pour examiner une association
C'est une étude d'intervention qui répartit les participants de façon aléatoire en deux groupes pour comparer l'effet du traitement
C'est une étude prospective qui suit dans le temps un groupe exposé et un groupe non exposé pour comparer la survenue de la maladie
C'est une étude observationnelle rétrospective qui sélectionne un groupe malade et un groupe non malade et compare rétrospectivement leur exposition passée
RéponseD. C'est une étude observationnelle rétrospective qui sélectionne un groupe malade et un groupe non malade et compare rétrospectivement leur exposition passée
L'étude cas-témoins sélectionne d'abord un groupe malade (cas) et un groupe non malade (témoins), puis compare rétrospectivement leur exposition passée ; c'est une étude observationnelle rétrospective qui utilise l'odds ratio comme indicateur et convient à l'étude des maladies rares. La répartition aléatoire caractérise le RCT, le suivi prospectif dans le temps l'étude de cohorte, et l'utilisation de données au niveau de groupes l'étude écologique.
Q18 | Étude de cohorte
Que peut-on dire à juste titre de l'étude de cohorte ?
C'est une étude d'intervention où le chercheur répartit de façon aléatoire un nouveau traitement entre les participants pour comparer l'effet
Elle n'observe que les personnes déjà malades, sans constituer de groupe de comparaison
C'est une étude qui se conclut par une seule enquête à un instant donné, sans suivi des participants
Elle suit dans le temps un groupe exposé et un groupe non exposé pour comparer la survenue de la maladie, et permet de calculer le risque relatif
RéponseD. Elle suit dans le temps un groupe exposé et un groupe non exposé pour comparer la survenue de la maladie, et permet de calculer le risque relatif
L'étude de cohorte suit dans le temps un groupe exposé à un facteur et un groupe non exposé pour comparer la survenue de la maladie (le taux d'incidence) ; c'est une étude observationnelle prospective qui permet de calculer directement le risque relatif. L'absence de suivi caractérise l'étude transversale, et la répartition d'un traitement caractérise le RCT (étude d'intervention) ; l'étude de cohorte constitue quant à elle des groupes de comparaison exposé et non exposé.
Q19 | Niveau de preuve
Lequel des éléments suivants est généralement considéré comme présentant le niveau de preuve le plus élevé ?
Une revue systématique / méta-analyse regroupant plusieurs RCT
Un avis personnel d'expert, non fondé sur un examen systématique
Une étude cas-témoins isolée comparant rétrospectivement l'exposition passée
Un cas clinique rapportant l'évolution d'un seul patient
RéponseA. Une revue systématique / méta-analyse regroupant plusieurs RCT
Le niveau de preuve est généralement le plus élevé pour la revue systématique / méta-analyse, qui regroupe de façon systématique plusieurs RCT ; il décroît ensuite dans l'ordre RCT individuel, étude de cohorte, étude cas-témoins, cas clinique, avis d'expert. L'avis personnel d'un expert et le cas clinique isolé se situent au bas de cette hiérarchie.
Q20 | Facteur de confusion
Quelle est la description correcte du facteur de confusion ?
Une erreur systématique due à une panne d'un appareil de mesure ou à une variabilité de la méthode de mesure
Le fait, pour un participant, d'abandonner l'étude en cours de suivi
Le fait qu'un logiciel statistique calcule de façon incorrecte, produisant une valeur erronée
Un troisième facteur, associé à la fois à l'exposition et au résultat étudiés, qui crée une association apparente
RéponseD. Un troisième facteur, associé à la fois à l'exposition et au résultat étudiés, qui crée une association apparente
Le facteur de confusion est un troisième facteur qui, étant associé à la fois à l'exposition (le facteur étudié) et au résultat (la maladie), crée une association apparente là où il n'en existe pas réellement, ou déforme l'association réelle. La randomisation du RCT ou l'analyse stratifiée sont des moyens d'en réduire l'effet. L'erreur due à un appareil de mesure relève d'un biais de mesure, et l'abandon en cours de suivi est un problème de perte de vue : ni l'une ni l'autre ne définit la confusion.
Q21 | Éthique de la recherche
Que peut-on dire à juste titre de l'éthique de la recherche médicale sur l'être humain ?
La falsification de données de recherche est admissible dès lors que la conclusion s'avère exacte
La déclaration d'Helsinki énonce les principes éthiques de la recherche médicale sur l'être humain
Le protocole de recherche n'a pas besoin d'être soumis à un comité d'éthique
Un chercheur en situation de conflit d'intérêts (COI) peut mener sa recherche en dissimulant ce fait
RéponseB. La déclaration d'Helsinki énonce les principes éthiques de la recherche médicale sur l'être humain
La déclaration d'Helsinki, adoptée par l'Association médicale mondiale, énonce les principes éthiques de la recherche médicale sur l'être humain, et constitue également le fondement des lignes directrices éthiques japonaises. Le protocole de recherche doit en principe être examiné et approuvé par un comité d'éthique de la recherche (IRB), et un conflit d'intérêts doit être déclaré et géré, et non dissimulé. La falsification ou la fabrication de données constitue une fraude scientifique, indépendamment de l'exactitude de la conclusion.
Q22 | Opt-out
Quelle est la description correcte de l'opt-out dans la recherche ?
Un mode où l'on notifie l'existence de la recherche aux participants seulement après son achèvement, et où l'on demande leur accord a posteriori
Un mode où l'on explique le contenu de la recherche à tous les participants et obtient, avant de commencer, un consentement individuel écrit
Un mode où l'information relative à la recherche est publiée et où les participants ont la possibilité de refuser ; en l'absence de refus, les informations existantes sont utilisées
Un mode où la recherche est menée sans en informer les participants ni en publier l'existence
RéponseC. Un mode où l'information relative à la recherche est publiée et où les participants ont la possibilité de refuser ; en l'absence de refus, les informations existantes sont utilisées
L'opt-out consiste à notifier ou publier des informations relatives à la recherche, à garantir aux participants la possibilité de refuser (de s'opposer à l'utilisation de leurs informations), et, en l'absence de refus exprimé, à utiliser les informations existantes pour la recherche ; il est admis dans certains cas, notamment pour les études observationnelles. L'obtention d'un consentement individuel préalable correspond à l'opt-in (consentement éclairé) ; un mode sans aucune information, ou une notification seulement a posteriori, ne remplissent pas les conditions de l'opt-out.
Q23 | Phase des essais cliniques
Quelle est la description correcte de la phase I des essais cliniques ?
Un essai mené sur un petit nombre de volontaires sains pour étudier la sécurité et la pharmacocinétique
Une enquête sur les résultats d'utilisation menée après l'autorisation de mise sur le marché
Un essai mené sur un grand nombre de patients pour vérifier l'efficacité par comparaison avec un traitement de référence
Un essai de toxicité mené uniquement sur l'animal, avant toute administration à l'être humain
RéponseA. Un essai mené sur un petit nombre de volontaires sains pour étudier la sécurité et la pharmacocinétique
La phase I est l'étape menée, en principe, sur un petit nombre de volontaires sains, pour étudier la sécurité et la pharmacocinétique (absorption, élimination dans l'organisme, entre autres). La vérification de l'efficacité sur un grand nombre de patients relève de la phase III, et l'enquête post-autorisation de la phase IV. L'essai de toxicité mené sur l'animal est une étude non clinique, réalisée avant l'entrée dans les essais cliniques (menés sur l'être humain).
Q24 | Médiane
Les durées d'hospitalisation de 5 patients étaient de 2, 3, 5, 9 et 100 jours. Quelle est la médiane de ces données ?
100 jours
3 jours
23,8 jours
5 jours
RéponseD. 5 jours
La médiane est la valeur centrale lorsque les données sont classées par ordre croissant ; pour 5 données, c'est la 3e valeur, soit 5 jours. 23,8 jours est la moyenne de ces données, tirée vers le haut par la valeur extrême de 100 jours. Pour des données comportant une valeur extrême comme celle-ci, la médiane représente mieux la réalité comme valeur caractéristique que la moyenne.
Q25 | Valeur p et tests statistiques
Que peut-on dire à juste titre des tests statistiques ?
La valeur p représente la probabilité elle-même que le traitement soit efficace
Plus la valeur p est grande, plus la différence est importante, et le résultat est statistiquement significatif
Le test commence par poser l'hypothèse nulle « il existe une différence », et vérifie si elle peut être acceptée
Lorsque la valeur p est inférieure au seuil de signification, par exemple 0,05, on rejette l'hypothèse nulle et l'on conclut à une différence statistiquement significative
RéponseD. Lorsque la valeur p est inférieure au seuil de signification, par exemple 0,05, on rejette l'hypothèse nulle et l'on conclut à une différence statistiquement significative
Le test pose l'hypothèse nulle « il n'existe pas de différence », calcule la probabilité (valeur p) d'obtenir, sous cette hypothèse, le résultat observé ou un résultat plus extrême, et rejette l'hypothèse nulle pour conclure à une signification statistique lorsque cette probabilité est inférieure au seuil de signification (par convention 0,05). La valeur p n'est pas la probabilité elle-même que le traitement soit efficace ; plus elle est petite, plus le résultat est significatif, et l'hypothèse nulle se pose comme « il n'existe pas de différence », et non « il existe une différence ».
Q26 | Calcul de la sensibilité
Un examen a été réalisé sur 1000 personnes. Parmi les 100 malades, 90 étaient positifs, et parmi les 900 non-malades, 90 étaient positifs. Quelle est la sensibilité de cet examen ?
81 %
10 %
90 %
50 %
RéponseC. 90 %
La sensibilité est la proportion de personnes positives parmi les malades, soit 90÷100=90 %. La spécificité est de 810÷900=90 %, et la valeur prédictive positive de 90÷(90+90)=50 % : attention à ne pas confondre 50 % avec la sensibilité. 10 % correspond au taux de faux négatifs ou à un taux comparable à la prévalence, et 81 % résulte d'une confusion dans le calcul.
Q27 | Calcul de la spécificité
Parmi 200 malades, 160 étaient positifs à l'examen et 40 négatifs ; parmi 800 non-malades, 80 étaient positifs et 720 négatifs. Quelle est la spécificité de cet examen ?
80 %
environ 67 %
environ 95 %
90 %
RéponseD. 90 %
La spécificité est la proportion de personnes négatives parmi les non-malades, soit 720÷800=90 %. 80 % correspond à la sensibilité de cet examen (160÷200), environ 67 % à la valeur prédictive positive (160÷240), et environ 95 % à la valeur prédictive négative (720÷760) : aucune de ces valeurs n'est la spécificité. Il est important de vérifier, à l'aide d'un tableau croisé 2×2, quel numérateur et quel dénominateur utiliser.
Q28 | Calcul de la valeur prédictive
Un examen de sensibilité 80 % et de spécificité 90 % est réalisé sur une population de 1000 personnes dont la prévalence est de 10 %. Quelle valeur est la plus proche de la valeur prédictive positive ?
environ 47 %
environ 98 %
80 %
90 %
RéponseA. environ 47 %
Parmi les 100 malades, le nombre de positifs est de 100×0,8=80 (vrais positifs) ; parmi les 900 non-malades, le nombre de positifs est de 900×0,1=90 (faux positifs). La valeur prédictive positive est de 80÷(80+90)≒47 %. Même pour un examen de sensibilité 80 % et de spécificité 90 %, une prévalence faible entraîne un grand nombre de faux positifs, ce qui fait fortement chuter la valeur prédictive. Environ 98 % est une valeur proche de la valeur prédictive négative (810÷830).
Q29 | Courbe ROC
Que peut-on dire à juste titre de la courbe ROC ?
Elle porte la spécificité en ordonnée et la sensibilité en abscisse, tracées en faisant varier le seuil de décision
Plus l'aire sous la courbe (AUC) est petite, plus le pouvoir discriminant de l'examen est élevé
Elle représente la relation entre le coût et le temps nécessaires à un examen, utilisée pour comparer leur efficience
Elle porte la sensibilité en ordonnée et le taux de faux positifs (1 − spécificité) en abscisse, tracées en faisant varier le seuil de décision
RéponseD. Elle porte la sensibilité en ordonnée et le taux de faux positifs (1 − spécificité) en abscisse, tracées en faisant varier le seuil de décision
La courbe ROC est tracée en faisant varier le seuil de décision (cutoff) de l'examen, en portant la sensibilité en ordonnée et le taux de faux positifs (1 − spécificité) en abscisse ; plus l'aire sous la courbe (AUC) est grande, plus le pouvoir discriminant de l'examen est élevé. L'inversion des axes, ou l'affirmation qu'une AUC plus petite serait meilleure, sont toutes deux erronées, et la courbe ne représente pas la relation entre coût et temps.
Q30 | Bases de données cliniques
Que peut-on dire à juste titre des bases de données cliniques ?
La NDB est une base de données nationale rassemblant les informations des relevés de facturation et des bilans de santé spécifiques
Les données DPC ne rassemblent que les données ambulatoires des cabinets dentaires
La déclaration au registre national du cancer est facultative pour les hôpitaux et ne constitue pas une obligation légale
Le NCD (National Clinical Database) est une base de données de diffusion musicale
RéponseA. La NDB est une base de données nationale rassemblant les informations des relevés de facturation et des bilans de santé spécifiques
La NDB (base nationale des données de facturation médicale et des bilans de santé spécifiques), fondée sur la loi sur la garantie des soins médicaux aux personnes âgées, rassemble les informations des relevés de facturation et des bilans de santé spécifiques, et est utilisée pour l'analyse des dépenses de santé et la recherche. Le NCD est une base de données clinique centrée sur les sociétés savantes chirurgicales, rassemblant notamment des cas opératoires. La déclaration au registre national du cancer est une obligation légale pour les hôpitaux, en vertu de la loi sur la promotion de l'enregistrement du cancer. Les données DPC sont les données des soins hospitaliers de phase aiguë des hôpitaux relevant du dispositif DPC.
Entraînement : répondez aux questions de cette page
Cet outil d'entraînement pose les questions dans un ordre aléatoire (il fonctionne lorsque JavaScript est activé). Vous pouvez de toute façon lire toutes les questions et explications ci-dessus.
* Les explications sont fournies à titre d'information pour l'étude. Le programme et le système des examens changent selon les années : vérifiez toujours les annonces officielles de l'organisme qui organise l'examen.
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