Salle d'étude Karinoya

Lycée · Maths au lycée : labo des contrôles

Expressions et démonstration, nombres complexes et équations (mathématiques II, programme japonais)

Les questions et les explications sont disponibles en Français. Les cours (articles explicatifs) n'existent qu'en japonais.

Voir la version japonaise (avec les cours) →

Q1 | Développement d'un cube

Quel est le résultat du développement de (x+2)³ ?

  1. x³+6x²+12x+8
  2. x³+2x²+4x+8
  3. x³+8
  4. x³+6x²+6x+8
RéponseA. x³+6x²+12x+8

En appliquant (a+b)³=a³+3a²b+3ab²+b³ avec a=x et b=2, on obtient x³+6x²+12x+8. La réponse x³+8 correspond à l'oubli classique des deux termes centraux 3a²b et 3ab². Il faut vérifier la suite de coefficients 1,3,3,1.

Q2 | Factorisation d'un cube

Quel est le résultat de la factorisation de x³−27 ?

  1. (x−3)(x²+9)
  2. (x−3)³
  3. (x−3)(x²−3x+9)
  4. (x−3)(x²+3x+9)
RéponseD. (x−3)(x²+3x+9)

De a³−b³=(a−b)(a²+ab+b²) on tire x³−27=(x−3)(x²+3x+9). Le terme central de la seconde parenthèse est +ab, de signe opposé à celui de la première parenthèse. La réponse (x−3)(x²−3x+9) inverse ce signe, et (x−3)³ se développe en x³−9x²+27x−27, qui ne convient pas.

Q3 | Formule du binôme

En utilisant la formule du binôme, quel est le coefficient de x³ dans le développement de (x+2)⁵ ?

  1. 40
  2. 20
  3. 80
  4. 10
RéponseA. 40

Le terme général s'écrit C(5,r)·x⁵⁻ʳ·2ʳ. On obtient x³ pour r=2, d'où le coefficient C(5,2)·2² = 10×4 = 40. La réponse 80 vient d'avoir multiplié par 2³, 20 d'avoir multiplié par 2¹, et 10 d'avoir oublié le facteur 2².

Q4 | Coefficient binomial

Quel est le coefficient de x⁴y² dans le développement de (2x−y)⁶ ?

  1. −240
  2. 480
  3. 60
  4. 240
RéponseD. 240

Le terme général s'écrit C(6,r)·(2x)⁶⁻ʳ·(−y)ʳ. Le terme en x⁴y² correspond à r=2, d'où C(6,2)·2⁴·(−1)² = 15×16×1 = 240. La réponse −240 vient d'une erreur de signe sur (−y)², 60 d'avoir écrit 2² au lieu de 2⁴, et 480 d'avoir multiplié par 2⁵.

Q5 | Simplification d'une fraction rationnelle

Quel est le résultat de la simplification de la fraction rationnelle (x²−9)/(x²+x−6) ?

  1. (x+3)/(x−2)
  2. (x−3)/(x+2)
  3. (x+3)/(x+2)
  4. (x−3)/(x−2)
RéponseD. (x−3)/(x−2)

Le numérateur vaut (x+3)(x−3) et le dénominateur (x+3)(x−2). En simplifiant par le facteur commun x+3, on obtient (x−3)/(x−2). La règle d'or est de commencer par factoriser numérateur et dénominateur. Comme x−3 et x−2 sont des facteurs différents, on ne peut pas simplifier davantage.

Q6 | Addition de fractions rationnelles

Quel est le résultat du calcul 2/(x−1) + 3/(x+1) ?

  1. (5x−1)/(x²+1)
  2. 5/(x²−1)
  3. (5x+1)/(x²−1)
  4. (5x−1)/(x²−1)
RéponseD. (5x−1)/(x²−1)

En réduisant au même dénominateur, {2(x+1)+3(x−1)}/{(x−1)(x+1)} = (2x+2+3x−3)/(x²−1) = (5x−1)/(x²−1). La réponse 5/(x²−1) vient d'avoir simplement additionné 2+3 au numérateur sans le réduire, et (5x+1) d'une erreur de signe.

Q7 | Identité

Pour quelles valeurs de a et b l'égalité a(x+1)+b(x−1) = 3x+5 est-elle une identité en x ?

  1. a=1, b=4
  2. a=4, b=−1
  3. a=4, b=1
  4. a=−1, b=4
RéponseB. a=4, b=−1

Le membre de gauche vaut (a+b)x+(a−b). L'identification des coefficients donne a+b=3 et a−b=5. En additionnant, 2a=8, donc a=4 et b=3−4=−1. La réponse a=4, b=1 vient d'avoir interverti a−b=5 et a+b=3. On peut aussi substituer des valeurs : x=1 donne 2a=8 et x=−1 donne −2b=2.

Q8 | Transformation d'une identité

Pour quelles valeurs de a, b et c l'égalité x² = a(x−1)²+b(x−1)+c est-elle une identité en x ?

  1. a=1, b=1, c=1
  2. a=1, b=2, c=−1
  3. a=1, b=2, c=1
  4. a=1, b=−2, c=1
RéponseC. a=1, b=2, c=1

En substituant x=1, on obtient c=1. L'identification du coefficient de x² donne a=1. En substituant x=0, 0=a−b+c=1−b+1, d'où b=2. Vérification : (x−1)²+2(x−1)+1 = x²−2x+1+2x−2+1 = x². L'erreur typique est une faute de signe donnant b=−2.

Q9 | Inégalité arithmético-géométrique

Pour x>0, quel est le minimum de x + 9/x ?

  1. 4
  2. 9
  3. 3
  4. 6
RéponseD. 6

Comme x>0 et 9/x>0, l'inégalité entre moyenne arithmétique et moyenne géométrique donne x+9/x ≧ 2√(x·9/x) = 2√9 = 6. L'égalité a lieu lorsque x=9/x, c'est-à-dire x=3. La réponse 3 vient d'avoir calculé √9 sans multiplier par 2, et 9 d'une confusion avec le produit x·(9/x).

Q10 | Minimum d'une somme

Si x>0, y>0 et xy=4, quel est le minimum de x+y ?

  1. 8
  2. 16
  3. 2
  4. 4
RéponseD. 4

L'inégalité entre moyenne arithmétique et moyenne géométrique donne x+y ≧ 2√(xy) = 2√4 = 4. L'égalité a lieu pour x=y=2, qui vérifie bien xy=4 : le minimum vaut donc 4. La réponse 2 vient d'avoir calculé √4 sans multiplier par 2, et 8 du calcul erroné 2×4.

Q11 | Expression symétrique au cube

Si a+b=3 et ab=1, quelle est la valeur de a³+b³ ?

  1. 27
  2. 30
  3. 18
  4. 24
RéponseC. 18

a³+b³ = (a+b)³−3ab(a+b) = 27−3·1·3 = 27−9 = 18. La réponse 27 vient de l'oubli du terme −3ab(a+b), 24 d'avoir soustrait seulement ab en écrivant 27−3, et 30 d'avoir pris a²+b² égal à 9+2=11 puis calculé (a+b)(a²−ab+b²)=3×10.

Q12 | Terme constant d'un développement

En utilisant la formule du binôme, quel est le terme constant du développement de (x + 1/x)⁶ ?

  1. 6
  2. 30
  3. 15
  4. 20
RéponseD. 20

Le terme général s'écrit C(6,r)·x⁶⁻ʳ·(1/x)ʳ = C(6,r)·x⁶⁻²ʳ. Le terme constant correspond à 6−2r=0, soit r=3, d'où C(6,3)=20. La réponse 15 est C(6,2) et 6 est C(6,1). La démarche consiste à chercher d'abord la valeur de r annulant l'exposant de x.

Q13 | Addition de nombres complexes

Quel est le résultat du calcul (3+2i)+(1−4i) ?

  1. 4+2i
  2. 4−6i
  3. 2−2i
  4. 4−2i
RéponseD. 4−2i

On additionne séparément parties réelles et parties imaginaires : (3+1)+(2−4)i = 4−2i. La réponse 4+2i vient d'une erreur de signe sur la partie imaginaire, 2−2i d'une erreur sur la partie réelle, et 4−6i d'avoir calculé 2−4 comme −6.

Q14 | Multiplication de nombres complexes

Quel est le résultat du calcul (2+i)(3−2i) ?

  1. 8−i
  2. 6−i
  3. 8+i
  4. 4−i
RéponseA. 8−i

En développant, 6−4i+3i−2i². Comme i²=−1, on a −2i²=+2, d'où 6−i+2 = 8−i. La réponse 4−i vient d'avoir pris i²=+1, et 6−i d'avoir omis le terme −2i². Tout se joue sur le traitement de i².

Q15 | Puissances de i

Quelle est la valeur de i²³, où i désigne l'unité imaginaire ?

  1. −1
  2. −i
  3. i
  4. 1
RéponseB. −i

Les puissances de i se répètent avec une période de 4 : i, −1, −i, 1. Comme 23 = 4×5+3, on a i²³ = i³ = i²·i = −i. La méthode consiste à raisonner sur le reste de la division de 23 par 4, ici 3.

Q16 | Division de nombres complexes

Quel est le résultat du calcul (1+i)/(3−i) ?

  1. (1+2i)/5
  2. (1+2i)/4
  3. (1−2i)/5
  4. (2+i)/5
RéponseA. (1+2i)/5

On multiplie numérateur et dénominateur par le conjugué 3+i du dénominateur. Le numérateur devient (1+i)(3+i) = 3+i+3i+i² = 2+4i et le dénominateur 9−i² = 10, d'où (2+4i)/10 = (1+2i)/5. La réponse (2+i)/5 vient d'avoir multiplié le numérateur par 3−i, et un dénominateur calculé comme 9−1=8 donne (1+2i)/4.

Q17 | Racine carrée d'un nombre négatif

Quel est le résultat du calcul √(−8) × √(−2) ?

  1. 4i
  2. −4i
  3. −4
  4. 4
RéponseC. −4

On passe d'abord par i : √(−8)=2√2i et √(−2)=√2i, donc le produit vaut 2√2·√2·i² = 4×(−1) = −4. Écrire √(−8)×√(−2)=√16=4 est l'erreur classique consistant à oublier que la règle √a·√b=√(ab) ne s'applique pas aux nombres négatifs.

Q18 | Solutions imaginaires

Quelles sont les solutions de l'équation du second degré x²+2x+5=0 ?

  1. x = 1±2i
  2. x = −1±4i
  3. x = −2±4i
  4. x = −1±2i
RéponseD. x = −1±2i

La formule des racines donne x = (−2±√(4−20))/2 = (−2±√(−16))/2 = (−2±4i)/2 = −1±2i. La réponse −2±4i vient de l'oubli de la division par 2, et 1±2i d'une erreur de signe. En passant par D/4 = 1−5 = −4, on obtient plus vite x = −1±√(−4) = −1±2i.

Q19 | Condition de racine double

Quelles sont les valeurs de la constante k pour lesquelles l'équation du second degré x²+kx+k+3=0 admet une racine double ?

  1. k = −2, −6
  2. k = 2, 6
  3. k = −6, 2
  4. k = 6, −2
RéponseD. k = 6, −2

La condition est D=0. D = k²−4(k+3) = k²−4k−12 = (k−6)(k+2) = 0, donc k=6, −2. Une erreur de signe dans le développement de −4(k+3), qui vaut −4k−12, conduit à des réponses comme k=−6, 2.

Q20 | Nature des solutions

Quelle est la nature des solutions de l'équation du second degré 3x²−5x+4=0 ?

  1. une racine double
  2. une solution réelle et une solution imaginaire
  3. deux solutions imaginaires distinctes
  4. deux solutions réelles distinctes
RéponseC. deux solutions imaginaires distinctes

Le discriminant vaut D = (−5)²−4·3·4 = 25−48 = −23 < 0 : il y a deux solutions imaginaires distinctes. Avec des coefficients réels, les solutions imaginaires apparaissent toujours par paires conjuguées, si bien qu'une solution réelle et une solution imaginaire est impossible.

Q21 | Relations entre racines et coefficients

Si α et β sont les deux solutions de l'équation du second degré x²−5x+3=0, que valent α+β et αβ ?

  1. α+β=5, αβ=3
  2. α+β=5, αβ=−3
  3. α+β=−5, αβ=3
  4. α+β=3, αβ=5
RéponseA. α+β=5, αβ=3

Les relations entre racines et coefficients donnent α+β = −b/a = −(−5)/1 = 5 et αβ = c/a = 3. La réponse α+β=−5 correspond à l'oubli classique du signe moins dans −b/a.

Q22 | Valeur d'une expression symétrique

Si α+β=5 et αβ=3, quelle est la valeur de α²+β² ?

  1. 22
  2. 31
  3. 19
  4. 25
RéponseC. 19

α²+β² = (α+β)²−2αβ = 25−2×3 = 19. La réponse 25 vient de l'oubli du terme −2αβ, 31 d'une addition 25+6, et 22 d'avoir soustrait αβ une seule fois, 25−3.

Q23 | Expression symétrique au cube

Si α et β sont les deux solutions de l'équation du second degré x²−3x+5=0, quelle est la valeur de α³+β³ ?

  1. 72
  2. 12
  3. −18
  4. 27
RéponseC. −18

Les relations entre racines et coefficients donnent α+β=3 et αβ=5. Alors α³+β³ = (α+β)³−3αβ(α+β) = 27−3·5·3 = 27−45 = −18. La réponse 27 vient de l'oubli du terme −3αβ(α+β), 72 d'une addition 27+45, et 12 d'avoir oublié le facteur (α+β) en écrivant 27−15.

Q24 | Solution imaginaire et coefficients

Si l'équation du second degré à coefficients réels x²+px+q=0 admet 3+2i pour solution, que valent p et q ?

  1. p=6, q=13
  2. p=−6, q=13
  3. p=−6, q=5
  4. p=−6, q=−13
RéponseB. p=−6, q=13

Les coefficients étant réels, le conjugué 3−2i est aussi solution. La somme des solutions vaut 6 = −p, donc p=−6, et leur produit vaut 9−(2i)² = 9+4 = 13 = q. La réponse q=5 vient d'avoir calculé le produit comme 9−4, et p=6 d'une erreur de signe. L'équation est x²−6x+13=0.

Q25 | Théorème du reste

Quel est le reste de la division du polynôme P(x)=x³−2x²+3x−1 par x−2 ?

  1. 1
  2. 3
  3. 5
  4. −23
RéponseC. 5

D'après le théorème du reste, celui-ci vaut P(2) = 8−8+6−1 = 5. La réponse −23 correspond au calcul de P(−2), à la suite d'une mauvaise lecture du signe. Pour une division par x−2, on substitue x=2.

Q26 | Reste de la division par x+1

Quel est le reste de la division du polynôme P(x)=2x³+x²−5x+3 par x+1 ?

  1. −7
  2. 1
  3. 7
  4. 5
RéponseC. 7

Comme x+1 = x−(−1), le reste vaut P(−1) = −2+1+5+3 = 7. La réponse 1 correspond au calcul de P(1)=2+1−5+3. Le point essentiel est la lecture du signe : diviser par x+1 revient à substituer x=−1.

Q27 | Théorème du facteur

Quelle expression est un facteur du polynôme P(x)=x³−3x²−4x+12 ?

  1. x+1
  2. x−4
  3. x−2
  4. x+3
RéponseC. x−2

D'après le théorème du facteur, x−k est un facteur dès que P(k)=0. Ici P(2) = 8−12−8+12 = 0, donc x−2 est un facteur. On a P(−3)=−30, P(4)=12 et P(−1)=12, tous non nuls. De fait, P(x)=(x−2)(x+2)(x−3).

Q28 | Division synthétique

Quel est le quotient de la division de x³−4x²+x+6 par x−2, le reste étant nul ?

  1. x²−2x+3
  2. x²−2x−3
  3. x²+2x−3
  4. x²−6x+13
RéponseB. x²−2x−3

Par division synthétique, en partant des coefficients 1, −4, 1, 6 et en multipliant successivement par 2 puis en ajoutant, on obtient 1, −2, −3, 0. Le quotient est donc x²−2x−3 et le reste 0. La réponse x²−6x+13 est le quotient de la division par x+2, obtenue en utilisant −2, à la suite d'une mauvaise lecture du signe.

Q29 | Équation du troisième degré

Quelles sont les solutions de l'équation du troisième degré x³−7x+6=0 ?

  1. x = −1, −2, 3
  2. x = 1, −2, 3
  3. x = 1, 2, 3
  4. x = 1, 2, −3
RéponseD. x = 1, 2, −3

Comme P(1)=1−7+6=0, x−1 est un facteur. La division synthétique donne le quotient x²+x−6=(x+3)(x−2). De (x−1)(x−2)(x+3)=0 on tire x=1, 2, −3. Vérification : le produit des solutions 1·2·(−3)=−6 coïncide bien avec l'opposé du terme constant.

Q30 | Équation des racines cubiques

Quelles sont les solutions de l'équation x³=8 dans l'ensemble des nombres complexes ?

  1. x = 2, 1±√3i
  2. x = 2 uniquement
  3. x = ±2
  4. x = 2, −1±√3i
RéponseD. x = 2, −1±√3i

On factorise x³−8=0 avec la formule de a³−b³ : (x−2)(x²+2x+4)=0. Les solutions de x²+2x+4=0 sont x=−1±√3i, d'où trois solutions : x=2, −1±√3i. Répondre x=2 seulement revient à perdre les solutions imaginaires ; 1±√3i provient d'une erreur de signe dans la formule des racines.

Q31 | Condition de divisibilité

Si le polynôme x³−2x²+ax+b est divisible à la fois par x−1 et par x+2, que valent a et b ?

  1. a=5, b=−6
  2. a=15, b=−14
  3. a=−5, b=6
  4. a=−1, b=2
RéponseC. a=−5, b=6

D'après le théorème du facteur, P(1)=1−2+a+b=0 donne a+b=1, et P(−2)=−8−8−2a+b=0 donne −2a+b=16. Par différence, 3a=−15, d'où a=−5 et b=6. Écrire +2a au lieu de −2a dans P(−2) conduit à a=15, b=−14.

Q32 | Factorisation d'un polynôme de degré 4

Quel est le résultat de la factorisation de x⁴−1 dans l'ensemble des nombres réels ?

  1. (x−1)(x+1)(x−i)(x+i)
  2. (x−1)(x+1)(x²+1)
  3. (x²−1)(x²+1), c'est terminé
  4. (x−1)²(x+1)²
RéponseB. (x−1)(x+1)(x²+1)

x⁴−1 = (x²−1)(x²+1) = (x−1)(x+1)(x²+1). Comme x²−1 peut encore être factorisé, s'arrêter à (x²−1)(x²+1) est incomplet. Le facteur x²+1 n'est pas factorisable dans l'ensemble des nombres réels, la forme (x−i)(x+i) relevant des nombres complexes.

Q33 | Racines cubiques de l'unité

Si ω désigne l'une des solutions imaginaires de x³=1, quelle est la valeur de ω²+ω ?

  1. ω lui-même
  2. 0
  3. −1
  4. 1
RéponseC. −1

Le nombre ω est une solution imaginaire de x³−1=(x−1)(x²+x+1)=0, donc il vérifie x²+x+1=0. De ω²+ω+1=0 on tire ω²+ω=−1. Les deux relations ω³=1 et ω²+ω+1=0 sont les outils de base pour tout calcul avec ω.

Q34 | Reste de la division par un polynôme du second degré

Le reste de la division d'un polynôme P(x) par x−1 vaut 3 et celui de la division par x−2 vaut 5. Quel est le reste de la division de P(x) par (x−1)(x−2) ?

  1. −2x+7
  2. 2x+1
  3. 8
  4. x+2
RéponseB. 2x+1

Le reste d'une division par un polynôme du second degré est de degré au plus 1 : on le note ax+b. En appliquant le théorème du reste à P(x)=(x−1)(x−2)Q(x)+ax+b, on obtient P(1)=a+b=3 et P(2)=2a+b=5. Par différence, a=2 et b=1, donc le reste est 2x+1. Intervertir les deux équations conduit à −2x+7.

Q35 | Équation du troisième degré à solution imaginaire

L'équation du troisième degré à coefficients réels x³−4x²+ax+b=0 admet 1+i pour solution. Quelle combinaison donne les valeurs de a et b ainsi que la solution restante ?

  1. a=2, b=−4, solution restante x=4
  2. a=6, b=−4, solution restante x=2
  3. a=−6, b=4, solution restante x=2
  4. a=6, b=4, solution restante x=−2
RéponseB. a=6, b=−4, solution restante x=2

Les coefficients étant réels, le conjugué 1−i est aussi solution. En notant γ la solution restante, la somme des trois solutions vaut (1+i)+(1−i)+γ = 2+γ = 4, donc γ=2. Le développement (x²−2x+2)(x−2) = x³−4x²+6x−4 donne alors a=6 et b=−4. Il est rapide d'utiliser le fait que la somme des trois solutions est l'opposé du coefficient de x².

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