Salle d'étude Karinoya

Qualifications · Labo réussite Information Security Management (SG)

Chiffrement et authentification

Les questions et les explications sont disponibles en Français. Les cours (articles explicatifs) n'existent qu'en japonais.

Voir la version japonaise (avec les cours) →

Q1 | Clé secrète

Quelle est la description la plus appropriée du chiffrement symétrique (à clé secrète) ?

  1. Même avec n utilisateurs, le nombre total de clés nécessaires n'est que de 2n, ce qui rend la gestion des clés aisée.
  2. Il utilise la même clé pour le chiffrement et le déchiffrement, et son traitement est plus rapide que le chiffrement asymétrique, ce qui le rend adapté au chiffrement de grands volumes de données.
  3. Il utilise des clés différentes pour le chiffrement et le déchiffrement, et la clé servant au chiffrement peut être rendue publique à quiconque.
  4. C'est un calcul à sens unique qui, sans utiliser de clé, produit une valeur de longueur fixe à partir d'une entrée, sans possibilité de revenir aux données d'origine à partir de cette valeur.
RéponseB. Il utilise la même clé pour le chiffrement et le déchiffrement, et son traitement est plus rapide que le chiffrement asymétrique, ce qui le rend adapté au chiffrement de grands volumes de données.

Le chiffrement symétrique, dont l'AES est un représentant, utilise la même clé pour chiffrer et déchiffrer, ce qui le rend rapide et adapté au chiffrement du corps même des communications ou des fichiers. La deuxième proposition décrit le chiffrement asymétrique. La troisième décrit la fonction de hachage, qui n'utilise pas de clé et n'est donc pas un chiffrement. La quatrième donne aussi le nombre de clés du chiffrement asymétrique ; le chiffrement symétrique nécessite n(n-1)/2 clés.

Q2 | Nombre de clés

50 employés communiquent de façon chiffrée entre eux avec un chiffrement symétrique. En utilisant une clé différente pour chaque interlocuteur, combien de clés symétriques sont nécessaires au total ?

  1. 4950
  2. 100
  3. 2450
  4. 1225
RéponseD. 1225

Le nombre de clés nécessaires en chiffrement symétrique étant n(n-1)/2, on obtient 50 × 49 ÷ 2 = 1225. 100 est la valeur de 2n pour les mêmes 50 personnes utilisant un chiffrement asymétrique. 2450 correspond à 50 × 49 sans avoir divisé par 2. 4950 est la valeur de n(n-1)/2 pour 100 personnes : ces trois réponses sont donc erronées.

Q3 | Nombre de clés

50 employés communiquent entre eux de façon chiffrée au moyen d'un chiffrement asymétrique. Combien de clés possèdent-ils tous ensemble au total ?

  1. 50
  2. 100
  3. 2500
  4. 1225
RéponseB. 100

En chiffrement asymétrique, chaque personne possède 2 clés, une publique et une privée, donc le total est 2n = 2 × 50 = 100. 1225 est la valeur de n(n-1)/2 du chiffrement symétrique. 50 correspond à l'erreur de compter une seule clé par personne. 2500 est le carré de n : ces trois réponses sont donc erronées. Le fait que le nombre de clés reste plus contenu que le chiffrement symétrique à mesure que le nombre de personnes augmente est un avantage du chiffrement asymétrique.

Q4 | Chiffrement hybride

Quelle est la description la plus appropriée du chiffrement hybride ?

  1. Un procédé où le corps des données est chiffré avec un chiffrement symétrique, et où cette clé symétrique est elle-même chiffrée avec la clé publique du destinataire avant d'être transmise.
  2. Un procédé qui combine deux fonctions de hachage pour produire une valeur de hachage peu sujette aux collisions.
  3. Un procédé qui chiffre doublement les mêmes données avec un chiffrement symétrique puis asymétrique, pour renforcer la résistance au déchiffrement.
  4. Un procédé qui chiffre l'intégralité du corps des données avec un chiffrement asymétrique, sans jamais recourir à un chiffrement symétrique.
RéponseA. Un procédé où le corps des données est chiffré avec un chiffrement symétrique, et où cette clé symétrique est elle-même chiffrée avec la clé publique du destinataire avant d'être transmise.

Le chiffrement hybride chiffre le corps des données avec le chiffrement symétrique, rapide, et ne chiffre avec la clé publique du destinataire que cette clé symétrique (la clé de session), ce qui résout à la fois le problème de vitesse et celui de la distribution des clés. TLS repose sur ce principe. La première proposition parle de fonctions de hachage, ce qui n'est pas du chiffrement. Ni le double chiffrement de la troisième proposition ni le traitement du corps entier par chiffrement asymétrique de la quatrième ne correspondent à ce procédé.

Q5 | Clé de chiffrement

A envoie à B un fichier électronique chiffré au moyen d'un chiffrement asymétrique, de sorte que seul B puisse le lire. Quelle clé A utilise-t-il pour le chiffrement ?

  1. La clé publique de B
  2. La clé publique de A
  3. La clé privée de A
  4. La clé privée de B
RéponseA. La clé publique de B

Le chiffrement destiné à protéger la confidentialité se fait avec la clé publique du destinataire, ici B. Seul B possède la clé privée correspondante, donc lui seul peut déchiffrer. Transformer avec la clé privée de A relève de la signature numérique, non du chiffrement. La clé publique de A étant accessible à tous, un chiffrement avec cette clé ne pourrait être déchiffré par personne, et la confidentialité ne serait pas préservée. La clé privée de B, que B seul possède, n'est pas utilisable par A.

Q6 | Clé de déchiffrement

Un destinataire reçoit un document chiffré au moyen d'un chiffrement asymétrique afin d'en protéger la confidentialité. Quelle clé utilise-t-il pour le déchiffrer ?

  1. La clé privée de l'expéditeur
  2. La propre clé privée du destinataire
  3. La clé publique de l'expéditeur
  4. La clé publique du destinataire
RéponseB. La propre clé privée du destinataire

Le chiffrement ayant été effectué avec la clé publique du destinataire, seule la clé privée correspondante du destinataire permet de déchiffrer. La clé publique du destinataire est celle-là même qui a servi au chiffrement, et elle ne permet pas de revenir en arrière. La clé privée de l'expéditeur, que lui seul possède, n'est d'aucune utilité ici. La clé publique de l'expéditeur sert à vérifier une signature numérique, pas à déchiffrer un document confidentiel.

Q7 | Hachage

Quelle est la propriété appropriée d'une fonction de hachage ?

  1. Plus les données saisies sont longues, plus la longueur de la valeur de hachage produite l'est proportionnellement.
  2. On peut facilement trouver par le calcul des données différentes qui produisent la même valeur de hachage.
  3. Même si une seule lettre des données saisies change, la valeur de hachage produite change fortement.
  4. À partir de la valeur de hachage produite, on peut retrouver par le calcul les données d'origine.
RéponseC. Même si une seule lettre des données saisies change, la valeur de hachage produite change fortement.

Une fonction de hachage produit une sortie très différente pour une entrée légèrement modifiée, ce qui permet de détecter l'altération d'un fichier. La première proposition va à l'encontre du sens unique de la fonction ; il n'est pas possible de la reconstituer (c'est d'ailleurs pour cela qu'il ne s'agit pas de chiffrement). La deuxième proposition est également fausse : quelle que soit la longueur de l'entrée, la sortie a une longueur fixe (256 bits pour SHA-256). La quatrième est aussi fausse : la résistance aux collisions exige au contraire qu'il soit difficile de trouver des données différentes produisant la même valeur.

Q8 | Sel

Dans un système qui enregistre les mots de passe sous forme de valeurs de hachage, quel est l'objectif le plus approprié de l'utilisation d'un sel ?

  1. Pour uniformiser à une longueur donnée le nombre de caractères des mots de passe définis par les utilisateurs
  2. Pour que la valeur de hachage enregistrée diffère d'un utilisateur à l'autre, et empêcher ainsi le déchiffrement au moyen d'une table calculée à l'avance
  3. Pour allonger délibérément le temps que prend un seul calcul de hachage, et réduire fortement la vitesse à laquelle une attaque par force brute peut être tentée
  4. Pour pouvoir, en cas de besoin, retrouver par le calcul le mot de passe original à partir de la valeur de hachage enregistrée
RéponseB. Pour que la valeur de hachage enregistrée diffère d'un utilisateur à l'autre, et empêcher ainsi le déchiffrement au moyen d'une table calculée à l'avance

Le sel consiste à ajouter au mot de passe une chaîne aléatoire propre à chaque utilisateur avant de le hacher : même pour un mot de passe identique, la valeur enregistrée diffère, ce qui rend inutilisable une table arc-en-ciel calculée à l'avance. La troisième proposition décrit l'objectif de l'étirement, qui répète le calcul des milliers de fois, une mesure distincte du sel. La première va à l'encontre du sens unique du hachage. La quatrième n'a aucun effet de ce type.

Q9 | Chiffrement de disque

Un mécanisme de chiffrement de l'ensemble du support de stockage a été introduit sur les ordinateurs portables emportés hors de l'entreprise. Quel est l'effet le plus approprié apporté par cette mesure ?

  1. Empêcher que le contenu puisse être lu en cas de perte ou de vol du PC, même si le support de stockage en est extrait.
  2. Empêcher la lecture des fichiers enregistrés même en cas d'infection par un logiciel malveillant pendant que l'utilisateur est connecté.
  3. Empêcher qu'un utilisateur interne à l'entreprise, sans autorisation, ouvre les fichiers d'une autre personne sur ce PC.
  4. Empêcher qu'un fichier envoyé en pièce jointe à un courriel soit intercepté par un tiers sur le trajet de la communication.
RéponseA. Empêcher que le contenu puisse être lu en cas de perte ou de vol du PC, même si le support de stockage en est extrait.

Le chiffrement de l'ensemble du disque empêche de lire le contenu sans passer par l'authentification au démarrage, ce qui en fait une mesure efficace contre la fuite d'information en cas de perte ou de vol. La deuxième proposition est fausse : une fois connecté normalement, les données sont déchiffrées et lisibles, ce qui n'en fait pas une protection contre les logiciels malveillants. La troisième relève du chiffrement des communications ou du chiffrement au niveau du fichier, et la quatrième se règle par le contrôle d'accès.

Q10 | Obsolescence cryptographique

Quelle est la préparation la plus appropriée contre l'obsolescence cryptographique ?

  1. Obliger les utilisateurs à changer régulièrement de mot de passe, et interdire la réutilisation.
  2. Pour éviter de déstabiliser l'exploitation, continuer d'utiliser tel quel l'algorithme de chiffrement et la longueur de clé adoptés une fois pour toutes.
  3. Comme le chiffrement risque de rendre les données impossibles à récupérer, toujours conserver, en plus du document chiffré, une copie en clair.
  4. Évaluer régulièrement la sécurité de l'algorithme de chiffrement et de la longueur de clé adoptés, et se préparer à pouvoir migrer vers un nouveau procédé si nécessaire.
RéponseD. Évaluer régulièrement la sécurité de l'algorithme de chiffrement et de la longueur de clé adoptés, et se préparer à pouvoir migrer vers un nouveau procédé si nécessaire.

L'obsolescence cryptographique désigne le fait qu'un chiffrement cesse d'être sûr en raison de l'amélioration de la puissance de calcul ou de la découverte d'une faiblesse dans le procédé. Réévaluer régulièrement le procédé et la longueur de clé, et maintenir la capacité de migrer, en est la préparation ; l'étude d'une migration vers la cryptographie post-quantique, en prévision des ordinateurs quantiques, en fait partie. La première proposition concerne la gestion des mots de passe, une question distincte de l'obsolescence cryptographique. La troisième compromet la confidentialité dès lors qu'une copie en clair est conservée. La quatrième est un abandon dangereux et donc erronée.

Q11 | Clé de signature

Un expéditeur appose une signature numérique sur un document électronique. Quelle clé utilise-t-il pour créer cette signature ?

  1. La clé publique du destinataire
  2. La clé privée de l'expéditeur
  3. La clé privée du destinataire
  4. La clé publique de l'expéditeur
RéponseB. La clé privée de l'expéditeur

La signature numérique est créée en transformant la valeur de hachage du document avec la clé privée de l'expéditeur. Seul l'intéressé possédant la clé privée, cela permet de prouver que c'est bien lui qui l'a créée et qu'il n'y a pas eu d'altération. Le chiffrement avec la clé publique du destinataire sert à la confidentialité, non à la signature. La clé privée du destinataire n'est possédée que par lui. La clé publique de l'expéditeur sert à vérifier la signature, pas à la créer.

Q12 | Vérification de signature

Un destinataire reçoit un document électronique portant une signature numérique. Quelle clé utilise-t-il pour vérifier cette signature ?

  1. La clé privée de l'expéditeur
  2. La clé publique du destinataire
  3. La clé privée du destinataire
  4. La clé publique de l'expéditeur
RéponseD. La clé publique de l'expéditeur

La signature ayant été créée avec la clé privée de l'expéditeur, on la vérifie avec la clé publique correspondante de l'expéditeur. La clé privée de l'expéditeur, que lui seul possède, n'est pas utilisable par le destinataire. La clé publique du destinataire est celle que l'expéditeur utiliserait pour chiffrer à des fins de confidentialité, et la clé privée du destinataire sert à déchiffrer un message qui lui est adressé ; aucune des deux ne sert à vérifier une signature.

Q13 | Signature et chiffrement

A souhaite envoyer à B un document que personne d'autre ne pourra lire, et dont il pourra prouver qu'il en est l'auteur. En supposant que A et B ont déjà obtenu la clé publique l'un de l'autre, quel usage des clés est approprié ?

  1. A signe avec sa propre clé publique et chiffre avec la clé privée de B. B déchiffre avec sa propre clé publique et vérifie avec la clé privée de A.
  2. A signe avec la clé publique de B et chiffre avec sa propre clé privée. B déchiffre avec la clé publique de A et vérifie avec sa propre clé privée.
  3. A signe avec sa propre clé privée et chiffre avec la clé publique de B. B déchiffre avec sa propre clé privée et vérifie avec la clé publique de A.
  4. A signe avec sa propre clé privée et chiffre avec sa propre clé publique. B déchiffre avec sa propre clé privée et vérifie avec sa propre clé publique.
RéponseC. A signe avec sa propre clé privée et chiffre avec la clé publique de B. B déchiffre avec sa propre clé privée et vérifie avec la clé publique de A.

La signature se crée avec la clé privée de l'expéditeur A et se vérifie avec la clé publique de A. Le chiffrement se fait avec la clé publique du destinataire B et se déchiffre avec la clé privée de B. Seule la troisième proposition respecte ces deux sens. Les trois autres utilisent, à un moment ou un autre, la clé privée d'autrui (impossible, puisque seul son propriétaire la détient) ou chiffrent avec sa propre clé publique (que personne ne pourrait alors déchiffrer) : le sens y est inversé quelque part et le procédé ne fonctionne pas.

Q14 | Effet de la signature

Que peut-on affirmer d'un courriel envoyé avec seulement une signature numérique apposée (sans chiffrement) ?

  1. Le destinataire peut vérifier que le corps du message n'a pas été altéré en cours de route.
  2. Le contenu du corps du message est protégé de toute lecture par un tiers sur le trajet de la communication.
  3. Le destinataire peut modifier le corps du message et prétendre qu'il a été écrit par l'expéditeur.
  4. Il devient facile pour l'expéditeur de prétendre ensuite qu'il n'a pas envoyé ce courriel.
RéponseA. Le destinataire peut vérifier que le corps du message n'a pas été altéré en cours de route.

Ce que révèle une signature numérique, ce sont trois choses : la détection d'une altération (intégrité), le fait que l'expéditeur est bien celui qu'il prétend être, et la non-répudiation. Le corps du message étant envoyé en clair, on ne peut empêcher qu'il soit lu (confidentialité) ; pour en cacher aussi le contenu, il faudrait le chiffrer avec la clé publique du destinataire. Si le destinataire modifiait le corps du message, la vérification échouerait, ce qui empêche justement de le modifier et de l'attribuer à l'expéditeur. La signature est au contraire un mécanisme qui verrouille la répudiation.

Q15 | MAC

En comparant le code d'authentification de message (MAC) et la signature numérique, que le MAC ne permet-il pas de réaliser ?

  1. Empêcher que l'expéditeur puisse nier après coup le fait d'avoir envoyé le message
  2. Vérifier que le message provient bien d'un interlocuteur avec qui l'on partage la clé
  3. Vérifier que le message n'a pas été altéré en cours de communication
  4. Un traitement léger, permettant une vérification répétée à chaque communication sans lourdeur
RéponseA. Empêcher que l'expéditeur puisse nier après coup le fait d'avoir envoyé le message

Le MAC étant créé à partir d'une clé secrète partagée entre l'expéditeur et le destinataire, ce dernier peut lui aussi produire la même valeur, ce qui empêche de démontrer à un tiers que « seul l'expéditeur a pu le créer ». La non-répudiation n'est donc pas possible. La détection d'altération et la vérification de l'interlocuteur partageant la clé sont possibles, et le traitement reste léger. Lorsque la non-répudiation est nécessaire, on utilise la signature numérique, fondée sur une clé privée que seul son propriétaire possède.

Q16 | Certificat

Quel est le rôle le plus approprié d'un certificat numérique (certificat de clé publique) ?

  1. L'autorité de certification conserve collectivement les clés privées des utilisateurs, pour permettre leur réémission en cas de perte.
  2. Chiffrer le contenu même de la communication, pour empêcher son écoute ou son altération sur le trajet.
  3. Vérifier et garantir qu'un fichier distribué n'est pas infecté par un logiciel malveillant.
  4. Garantir, par la signature de l'autorité de certification, que la clé publique appartient bien à la personne indiquée sur le certificat.
RéponseD. Garantir, par la signature de l'autorité de certification, que la clé publique appartient bien à la personne indiquée sur le certificat.

Le certificat numérique est une pièce d'identité électronique où l'autorité de certification (AC) appose, avec sa propre clé privée, une signature sur la clé publique et les informations de son propriétaire ; il permet de confirmer que la clé publique reçue appartient bien à la personne concernée. La clé privée n'est conservée en sécurité que par son propriétaire lui-même, et non confiée à l'AC. Le chiffrement du contenu de la communication est assuré par des protocoles comme TLS, le certificat servant à vérifier la légitimité de l'interlocuteur. Il ne garantit en rien l'absence de logiciel malveillant.

Q17 | Certificat racine

Quelle est la description appropriée d'un certificat racine ?

  1. Une liste que l'autorité de certification publie régulièrement, regroupant les certificats dont la période de validité a expiré.
  2. Un certificat auto-signé qu'une autorité de certification s'émet à elle-même, et qui constitue le point de départ de la confiance.
  3. Un certificat émis par une autorité de certification pour chaque utilisateur, servant à identifier une personne.
  4. Une clé symétrique destinée à chiffrer la communication avec un serveur, stockée sur l'appareil de l'utilisateur.
RéponseB. Un certificat auto-signé qu'une autorité de certification s'émet à elle-même, et qui constitue le point de départ de la confiance.

Le certificat racine se trouve au sommet de la chaîne de certificats : c'est un certificat auto-signé par l'autorité de certification elle-même, préinstallé dans le système d'exploitation ou le navigateur, où il constitue le point de départ de la confiance. C'est précisément pour cette raison qu'installer un certificat racine d'origine inconnue expose au danger de prendre un faux site pour authentique. Le certificat qui identifie une personne est le certificat utilisateur. Ce qui ressemble à une liste de certificats se rapproche de la liste de révocation (CRL), mais la CRL recense non pas les certificats expirés, mais ceux révoqués avant leur expiration. Aucune clé symétrique n'y est incluse.

Q18 | Vérification de révocation

Même lorsqu'un certificat numérique est dans sa période de validité, il faut vérifier qu'il n'a pas été révoqué. Quelle combinaison de mécanismes sert à cette vérification ?

  1. SAML et OAuth
  2. AES et RSA
  3. CRL et OCSP
  4. SPF et DKIM
RéponseC. CRL et OCSP

En raison d'une fuite de clé privée ou d'un départ de l'entreprise, un certificat peut être révoqué avant sa date d'expiration. La liste des certificats révoqués est la CRL (liste de révocation de certificats), et le mécanisme qui interroge en ligne l'état d'un certificat au cas par cas est l'OCSP. SPF et DKIM sont des mécanismes de vérification de l'expéditeur d'un courriel, SAML et OAuth des standards d'authentification unique ou de délégation de droits, et AES et RSA des algorithmes de chiffrement eux-mêmes : aucun de ces couples ne sert à vérifier une révocation.

Q19 | HTTPS

En accédant au site Web d'un partenaire commercial, l'URL commençait par https:// et le certificat du serveur a été correctement vérifié. Que peut-on affirmer à partir de cet état ?

  1. Il est garanti qu'aucun fichier obtenu sur ce site ne contient de logiciel malveillant.
  2. Il est garanti que le dispositif de gestion de l'information de l'organisation exploitant ce site est adéquat.
  3. Les informations saisies sur ce site sont moins susceptibles d'être interceptées sur le trajet de la communication.
  4. L'autorité de certification garantit que l'exploitant de ce site est une entreprise financièrement saine.
RéponseC. Les informations saisies sur ce site sont moins susceptibles d'être interceptées sur le trajet de la communication.

HTTPS chiffre la communication au moyen de TLS et, grâce au certificat du serveur, confirme que le serveur de destination est bien celui indiqué sur le certificat, ce qui renforce la résistance à l'écoute et à l'altération sur le trajet. Toutefois, ce que le certificat garantit, c'est l'identification et l'identité de l'interlocuteur ; il ne garantit ni l'adéquation du dispositif de gestion de l'information, ni la sécurité des fichiers distribués, ni la situation financière de l'entreprise. Il faut noter qu'un site d'hameçonnage peut lui aussi utiliser HTTPS.

Q20 | DV, OV, EV

Quelle est la description appropriée de la différence entre les certificats de serveur DV, OV et EV ?

  1. La seule différence est le coût de délivrance : le DV est gratuit, tandis que l'OV et l'EV sont payants.
  2. Plus le certificat est de type EV, plus sa période de validité est configurée pour être longue.
  3. Plus le certificat est de type EV, plus la force de l'algorithme de chiffrement et la longueur de clé utilisées pour la communication sont grandes, ce qui rend la communication plus sûre.
  4. La rigueur de la vérification de l'identité du demandeur par l'autorité de certification diffère : le DV ne vérifie que le droit de gestion du nom de domaine.
RéponseD. La rigueur de la vérification de l'identité du demandeur par l'autorité de certification diffère : le DV ne vérifie que le droit de gestion du nom de domaine.

La différence entre DV, OV et EV réside dans la rigueur de la vérification d'identité effectuée par l'autorité de certification. Le DV ne vérifie que le droit de gestion du nom de domaine, l'OV vérifie également l'existence réelle de l'organisation, et l'EV procède à un examen encore plus strict. Le type de certificat ne change ni l'algorithme de chiffrement ni la longueur de clé, et la période de validité n'est pas non plus déterminée par le type. La différence de prix résulte de l'ampleur de la vérification ; l'essentiel de la différence réside dans le contenu même de cet examen.

Q21 | Trois facteurs d'authentification

Parmi les trois facteurs de l'authentification des utilisateurs, lequel relève de l'authentification par « possession » ?

  1. L'utilisateur saisit lui-même la chaîne de réponse à une question secrète qu'il a enregistrée à l'avance.
  2. L'utilisateur saisit le mot de passe à usage unique affiché dans une application sur son smartphone.
  3. L'utilisateur saisit, sous une forme non affichée à l'écran, le mot de passe qu'il a mémorisé à l'avance.
  4. L'empreinte digitale de l'utilisateur est lue par un lecteur dédié et comparée aux caractéristiques enregistrées à l'avance.
RéponseB. L'utilisateur saisit le mot de passe à usage unique affiché dans une application sur son smartphone.

Les trois facteurs de l'authentification sont la connaissance (ce que seul l'intéressé sait), la possession (ce que seul l'intéressé détient) et la biométrie (les caractéristiques propres de l'intéressé). Relèvent de la possession les procédés utilisant une application sur smartphone, une carte à puce ou un jeton matériel. Le mot de passe et la question secrète relèvent tous deux de la connaissance, et la comparaison d'empreinte digitale de la biométrie. Combiner des facteurs différents constitue une authentification multifacteur.

Q22 | Authentification multifacteur

Laquelle des propositions suivantes relève de l'authentification multifacteur ?

  1. Après avoir saisi le mot de passe, saisir un second mot de passe défini séparément à l'avance.
  2. Après avoir saisi le mot de passe, saisir sa date de naissance et son numéro d'employé.
  3. Après avoir saisi l'identifiant et le mot de passe, présenter sa carte à puce personnelle à un lecteur.
  4. Après avoir saisi le mot de passe, répondre à une question secrète enregistrée à l'avance par l'intéressé.
RéponseC. Après avoir saisi l'identifiant et le mot de passe, présenter sa carte à puce personnelle à un lecteur.

L'authentification multifacteur combine au moins deux facteurs différents parmi connaissance, possession et biométrie ; la combinaison mot de passe (connaissance) et carte à puce (possession) en relève. La question secrète, le second mot de passe, la date de naissance et le numéro d'employé relèvent tous de la connaissance : bien que la vérification se fasse en deux étapes, ce qui en fait une authentification en deux temps, un seul type de facteur est utilisé, ce qui n'en fait pas une authentification multifacteur. Cette distinction est fréquemment testée à l'examen.

Q23 | FRR et FAR

Pour un dispositif d'authentification biométrique, on a renforcé la rigueur du jugement de comparaison afin de réduire les cas où une autre personne est acceptée par erreur à la place de l'intéressé. Quelle est la variation correcte du taux de faux rejet (FRR) et du taux de fausse acceptation (FAR) qui en résulte ?

  1. Le FRR et le FAR diminuent tous les deux.
  2. Le FRR diminue et le FAR augmente.
  3. Le FRR augmente et le FAR diminue.
  4. Le FRR et le FAR augmentent tous les deux.
RéponseC. Le FRR augmente et le FAR diminue.

En rendant le jugement plus rigoureux, on accepte moins facilement une autre personne, mais on rejette aussi plus facilement l'intéressé lui-même. Autrement dit, le taux de fausse acceptation (FAR) diminue tandis que le taux de faux rejet (FRR) augmente. Les deux étant dans une relation de compromis autour d'un seuil, ils ne peuvent ni diminuer ni augmenter simultanément. Dans des situations où la sécurité prime, comme l'accès à une zone confidentielle, on accepte l'inconvénient de refuser parfois l'intéressé pour abaisser le FAR.

Q24 | EER

En comparant deux dispositifs d'authentification biométrique A et B, le dispositif A avait un EER (taux d'égale erreur) plus faible. Que peut-on affirmer à partir de ce fait ?

  1. Le dispositif A a une précision globale, combinant taux de faux rejet et taux de fausse acceptation, supérieure à celle du dispositif B.
  2. Le dispositif A est un dispositif qui, quel que soit le réglage du seuil, ne provoque jamais de faux rejet.
  3. Le dispositif A a une vitesse de traitement de la comparaison plus rapide que le dispositif B.
  4. Le dispositif A est un dispositif dont le taux de fausse acceptation est toujours nul, quel que soit le réglage du seuil.
RéponseA. Le dispositif A a une précision globale, combinant taux de faux rejet et taux de fausse acceptation, supérieure à celle du dispositif B.

L'EER est le taux d'erreur au point où le taux de faux rejet (FRR) et le taux de fausse acceptation (FAR) sont égaux ; il sert de repère pour comparer la précision globale des dispositifs, une valeur plus faible indiquant une meilleure précision. Cela dit, l'erreur n'est pas nulle pour autant : on ne peut donc dire ni qu'aucun faux rejet ne se produit, ni que le taux de fausse acceptation est toujours nul. L'EER est un indicateur de précision, sans rapport avec la vitesse de traitement. En pratique, on ajuste le seuil selon l'usage.

Q25 | OTP

Quel est l'effet le plus approprié obtenu par l'introduction d'un mot de passe à usage unique ?

  1. Cela permet d'empêcher que les informations des utilisateurs enregistrées sur le serveur d'authentification ne fuient vers l'extérieur.
  2. Même si la valeur saisie une fois est connue par interception ou par un regard indiscret, elle ne peut plus être utilisée pour les connexions suivantes.
  3. Cela permet de réduire le nombre de caractères et la variété du mot de passe que l'utilisateur doit mémoriser au quotidien.
  4. Cela permet d'empêcher l'infection de l'appareil de l'utilisateur par un logiciel malveillant.
RéponseB. Même si la valeur saisie une fois est connue par interception ou par un regard indiscret, elle ne peut plus être utilisée pour les connexions suivantes.

Le mot de passe à usage unique est un mot de passe jetable, utilisable une seule fois ; même si sa valeur est connue par interception ou par observation, elle ne peut être réutilisée. Il ne sert pas à réduire le nombre de caractères à mémoriser, la valeur étant le plus souvent générée par une application ou un jeton dédié. Ce n'est pas non plus un mécanisme qui empêche l'infection de l'appareil par un logiciel malveillant, ni la fuite d'informations depuis le serveur d'authentification. L'authentification par défi-réponse, qui poursuit un objectif proche en ne faisant jamais transiter le mot de passe lui-même sur le réseau, en est un procédé apparenté.

Q26 | Gestion des mots de passe

Quelle est la manière la plus appropriée de gérer les mots de passe d'un système métier ?

  1. Pour ne pas l'oublier, écrire le mot de passe sur un papillon adhésif collé sur l'écran.
  2. Partager un seul identifiant et un seul mot de passe au sein du service, tout le monde se connectant avec le même compte.
  3. Comme il est facile à mémoriser, utiliser tel quel le mot de passe déjà employé sur un autre service.
  4. Définir un mot de passe suffisamment long, et ne pas le réutiliser sur d'autres services.
RéponseD. Définir un mot de passe suffisamment long, et ne pas le réutiliser sur d'autres services.

Assurer une longueur suffisante au mot de passe est ce qui contribue le plus à sa résistance, et cesser la réutilisation constitue une mesure contre l'attaque par liste de mots de passe. Ce qu'on ne peut pas mémoriser se gère avec un gestionnaire de mots de passe. La réutilisation propage une fuite unique à tous les services, et l'affichage sur un papillon adhésif invite au regard indiscret. Le partage d'identifiant empêche de retracer qui a effectué chaque action, ce qui va à l'encontre des principes de gestion des comptes.

Q27 | Basé sur le risque

Quel est le procédé qui ne demande une vérification d'identité supplémentaire que lorsqu'il détecte une connexion depuis un pays inhabituel ou depuis un appareil différent de l'habitude ?

  1. Le CAPTCHA
  2. L'authentification basée sur le risque
  3. L'authentification unique (SSO)
  4. L'authentification par défi-réponse
RéponseB. L'authentification basée sur le risque

L'authentification basée sur le risque juge du niveau de danger à partir de facteurs comme l'appareil, la région ou l'heure, et ne demande une vérification supplémentaire que lorsqu'elle juge la situation dangereuse, ce qui permet de limiter les connexions non autorisées tout en préservant le confort en situation normale. L'authentification unique permet, avec une seule authentification, d'utiliser plusieurs systèmes. L'authentification par défi-réponse utilise à chaque fois un nombre aléatoire différent pour ne jamais faire transiter le mot de passe. Le CAPTCHA est un mécanisme qui détermine s'il s'agit d'un être humain ou d'un programme automatique.

Q28 | Clé d'accès

Pour quelle raison l'authentification FIDO2 ou par clé d'accès (passkey) est-elle considérée comme plus sûre que l'authentification par mot de passe classique ?

  1. Parce que la clé privée utilisée pour l'authentification est gérée et protégée de façon centralisée par le serveur d'authentification
  2. Parce que la durée de validité du mot de passe est fixée courte, ce qui pousse l'utilisateur à le changer fréquemment
  3. Parce qu'aucun secret partagé de type mot de passe n'est stocké côté serveur, et qu'aucune signature n'est renvoyée à un site autre que le site légitime
  4. Parce que le mot de passe saisi par l'utilisateur est chiffré avec un algorithme plus robuste qu'auparavant avant d'être envoyé au serveur d'authentification
RéponseC. Parce qu'aucun secret partagé de type mot de passe n'est stocké côté serveur, et qu'aucune signature n'est renvoyée à un site autre que le site légitime

FIDO2 et les clés d'accès sont des procédés où la signature est renvoyée au moyen d'une clé privée conservée sur l'appareil de l'utilisateur. Aucun secret partagé n'étant stocké côté serveur, une fuite d'informations depuis le serveur ne peut être exploitée, et comme le système ne renvoie de signature qu'au site légitime, il résiste aussi à l'hameçonnage. Il ne s'agit pas de chiffrer un mot de passe avant de l'envoyer : le mot de passe n'est tout simplement plus utilisé. La clé privée est conservée par l'appareil, et non gérée de façon centralisée par le serveur.

Q29 | Authentification et autorisation

Quelle est l'explication la plus appropriée de la relation entre authentification et autorisation ?

  1. Authentification et autorisation ont le même sens ; une fois la connexion réussie, toutes les informations deviennent utilisables.
  2. L'autorisation est effectuée par les équipements réseau et l'authentification par les applications : la différence réside dans le lieu de mise en œuvre.
  3. L'autorisation vérifie l'identité de la personne, puis l'authentification qui suit détermine l'étendue des opérations autorisées.
  4. L'authentification vérifie l'identité de la personne, et l'autorisation détermine l'étendue des opérations que cette personne est autorisée à effectuer.
RéponseD. L'authentification vérifie l'identité de la personne, et l'autorisation détermine l'étendue des opérations que cette personne est autorisée à effectuer.

L'authentification consiste à vérifier si l'interlocuteur qui se présente est bien celui qu'il prétend être, et l'autorisation à déterminer ce que l'on permet à cette personne, une fois son identité établie ; l'authentification vient d'abord, l'autorisation ensuite. La première proposition inverse les deux, ce qui est faux. Pouvoir se connecter et pouvoir consulter chaque information sont deux choses distinctes ; établir des limites, comme réserver les informations RH au seul service des ressources humaines, est précisément le rôle de l'autorisation. La distinction ne se fonde pas non plus sur le lieu de mise en œuvre.

Q30 | RBAC

Quelle est la description appropriée du contrôle d'accès basé sur les rôles (RBAC) ?

  1. Un procédé où les droits sont déterminés selon une étiquette de confidentialité, sans que même le propriétaire de l'information puisse les modifier.
  2. Un procédé où, pour chaque utilisateur, les droits sont définis individuellement fichier par fichier.
  3. Un procédé qui regroupe les droits nécessaires à une fonction dans un rôle, et affecte les utilisateurs à ce rôle.
  4. Un procédé où le propriétaire de l'information peut, selon son propre jugement, accorder des droits à d'autres utilisateurs.
RéponseC. Un procédé qui regroupe les droits nécessaires à une fonction dans un rôle, et affecte les utilisateurs à ce rôle.

Le RBAC regroupe dans un rôle les droits nécessaires à chaque fonction, et affecte les personnes à ce rôle ; lors d'une mutation, il suffit alors de changer le rôle attribué, et l'inventaire des droits peut lui aussi se faire rôle par rôle. La première proposition décrit le contrôle d'accès discrétionnaire (DAC), et la deuxième le contrôle d'accès obligatoire (MAC). La configuration individuelle de la quatrième proposition ne repose pas sur la notion de rôle et ne relève donc pas du RBAC ; elle devient ingérable à mesure que le nombre de personnes augmente.

Q31 | Moindre privilège

Lors de la définition des droits d'utilisation d'un nouveau système métier, quelle approche est conforme au principe du moindre privilège ?

  1. En cas d'hésitation sur le réglage des droits, accorder provisoirement des droits d'administrateur permettant d'utiliser toutes les fonctions.
  2. Pour éviter la charge d'une demande d'ajout ultérieure, accorder d'emblée des droits plus larges que ce qui est nécessaire au travail.
  3. N'accorder que les droits strictement nécessaires à l'exécution des tâches confiées, et les retirer rapidement dès qu'ils ne sont plus nécessaires.
  4. Accorder collectivement à tous les membres d'un même service les mêmes droits qu'au chef de service.
RéponseC. N'accorder que les droits strictement nécessaires à l'exécution des tâches confiées, et les retirer rapidement dès qu'ils ne sont plus nécessaires.

Le principe du moindre privilège consiste à n'accorder que le minimum de droits nécessaire au travail, et à les retirer rapidement dès qu'ils ne sont plus nécessaires. Plus les droits sont étendus, plus les dommages causés par une erreur de manipulation ou une fraude interne peuvent être importants. Accorder des droits plus larges par précaution, donner à tout un service les mêmes droits qu'à un supérieur, ou accorder des droits d'administrateur en cas d'hésitation, sont autant de cas d'attribution excessive de droits, contraires au principe.

Q32 | Séparation des tâches

La personne chargée des paiements se trouvait en situation d'enregistrer elle-même les données de paiement et d'en approuver elle-même la validation. Pour quelle raison cette situation pose-t-elle problème ?

  1. Parce que le volume de traitements se concentre sur une seule personne, ce qui alourdit sa charge de travail
  2. Parce qu'une fraude ou une erreur peut se dérouler entièrement du fait d'une seule personne, sans qu'aucun contrôle mutuel ne s'exerce
  3. Parce que deux identifiants utilisateur distincts, l'un pour l'enregistrement et l'autre pour l'approbation, deviennent nécessaires, ce qui alourdit la gestion
  4. Parce que le fait qu'une même personne effectue les traitements l'un après l'autre ralentit le temps de réponse du système
RéponseB. Parce qu'une fraude ou une erreur peut se dérouler entièrement du fait d'une seule personne, sans qu'aucun contrôle mutuel ne s'exerce

Séparer la personne qui demande de celle qui approuve relève de la séparation des tâches : en répartissant rôles et droits, on évite qu'une fraude puisse se dérouler du fait d'une seule personne, et une erreur peut ainsi être repérée par un regard tiers. Dans la situation décrite, ce contrôle mutuel ne s'exerce pas. La charge du responsable, la vitesse de réponse du système et la charge de gestion des identifiants ne relèvent que de l'efficacité, et ne décrivent pas le problème sur le plan du contrôle interne.

Q33 | Identifiant à privilèges

Quelle est la gestion la plus appropriée de l'identifiant à privilèges qu'utilise l'administrateur système ?

  1. Pour pouvoir travailler rapidement, partager un seul identifiant à privilèges entre les administrateurs.
  2. Travailler normalement avec un identifiant d'utilisateur ordinaire, et n'utiliser l'identifiant à privilèges, sur demande et avec enregistrement, que lorsque c'est nécessaire.
  3. Pour gagner en efficacité, toujours se connecter avec l'identifiant à privilèges, y compris pour les tâches courantes quotidiennes.
  4. Il suffit que la personne ayant effectué le travail vérifie elle-même le journal des opérations ; une vérification par autrui n'est pas nécessaire.
RéponseB. Travailler normalement avec un identifiant d'utilisateur ordinaire, et n'utiliser l'identifiant à privilèges, sur demande et avec enregistrement, que lorsque c'est nécessaire.

L'identifiant à privilèges permettant de faire pratiquement tout, le principe est de ne l'utiliser qu'en cas de besoin, en enregistrant son prêt, sa restitution et le contenu du travail effectué. Partager l'identifiant rend impossible de retracer qui a effectué chaque action. Travailler en permanence avec un identifiant à privilèges fait que les dégâts d'une erreur de manipulation ou d'une infection par logiciel malveillant se propagent d'un coup. Le journal d'opérations n'a de valeur de contrôle que s'il est vérifié par une personne autre que l'intéressé ; une vérification par le seul intéressé ne suffit pas.

Q34 | Lors d'une mutation

Un employé a été muté du service commercial au service comptable. Que faut-il impérativement faire en matière de gestion des comptes ?

  1. En raison d'une période de transmission des dossiers, ne revoir les droits que six mois après la mutation, en même temps que ceux d'autres personnes.
  2. Ajouter les droits nécessaires au service comptable, et laisser tels quels les droits utilisés au service commercial.
  3. Ne procéder à aucun changement de droits particulier, tant que l'intéressé ne signale pas de gêne dans son travail.
  4. Accorder simultanément les droits nécessaires au travail du service comptable et retirer ceux utilisés au service commercial.
RéponseD. Accorder simultanément les droits nécessaires au travail du service comptable et retirer ceux utilisés au service commercial.

Lors d'une mutation, il faut toujours retirer les droits de l'ancien service en même temps que l'on accorde ceux du nouveau. Se contenter d'ajouter des droits fait qu'ils s'accumulent (rémanence des droits), une situation contraire au principe du moindre privilège. Reporter la révision ou attendre que l'intéressé le signale laisse subsister des droits inutiles pendant tout ce temps. De même, lors d'un départ, il est demandé de suspendre le compte sans délai.

Q35 | Zero trust

Quelle est la mesure la plus appropriée fondée sur le principe du zero trust ?

  1. Vérifier à chaque accès l'utilisateur et l'appareil, qu'il s'agisse d'un accès interne ou externe, et limiter au minimum les droits accordés.
  2. Supprimer le pare-feu et cesser tout contrôle des communications.
  3. Considérer comme fiable tout accès provenant du réseau interne de l'entreprise, et omettre l'authentification.
  4. Interdire tout accès depuis l'extérieur de l'entreprise, et ne permettre l'usage du système qu'aux employés présents dans les locaux.
RéponseA. Vérifier à chaque accès l'utilisateur et l'appareil, qu'il s'agisse d'un accès interne ou externe, et limiter au minimum les droits accordés.

Le zero trust est une approche qui ne pose pas le principe « sûr parce qu'interne », et vérifie tous les accès, en combinant confirmation de l'utilisateur et de l'appareil, moindre privilège, chiffrement des communications et surveillance continue. La première proposition correspond précisément au principe traditionnel qui fait confiance à l'intérieur du périmètre. La troisième repose sur un malentendu : il ne s'agit pas d'abandonner la défense périmétrique, mais d'ajouter le principe de ne pas non plus faire confiance à l'intérieur. La quatrième, qui interdit totalement les accès externes, relève d'une logique différente du zero trust.

Entraînement : répondez aux questions de cette page

Cet outil d'entraînement pose les questions dans un ordre aléatoire (il fonctionne lorsque JavaScript est activé). Vous pouvez de toute façon lire toutes les questions et explications ci-dessus.

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